Les entreprises notées sur l'égalité à partir du 1er mars — Hommes-femmes

03 Mars, 2019, 19:07 | Auteur: Aubrey Nash
  • Les entreprises notées sur l'égalité à partir du 1er mars — Hommes-femmes

C'est aujourd'hui, 1er mars 2019, que rentre en vigueur l'obligation de publication de la note de l'Index de l'égalité, pour les entreprises de plus de 1000 salariés. Passé ce délai, elle s'expose à une amende qui peut atteindre 1% de la masse salariale. "94% des entreprises pratiquent toujours les écarts de salaires entre hommes et femmes à compétences égales", conclut Julie Poirier. Le critère le plus important dans ce calcul est l'écart moyen de rémunération entre les employés hommes et femmes occupant la même catégorie de poste et appartenant à la même tranche d'âge. En parallèle, pour les entreprises de plus de 1 000 salariés, seules 1% d'entre elles sont exemplaires.

"Cela fait honte à la République", assénait la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, en novembre.

Les cinq critères composant l'index sont: l'écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise (10 points). Le sidérurgiste Arcelor-Mittal a publié la note pour trois de ses entités: 89/100 pour Atlantique et Lorraine, 83/100 pour Méditerranée et 73/100 pour la filiale ArcelorMittal Industeel.

Dans le cas des entreprises de moins de 250 salariés, le nombre des critères est réduit à quatre car critères numéro 2 et 3 étant fusionnés.

Au sein des entreprises, les comités d'entreprises (CE) ou les nouveaux comités sociaux et économiques (CSE) qui les remplacent, peuvent demander le détail de la note.

La ministre du Travail, aux côtés de Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a prévu de donner des résultats consolidés, ce mardi. Cette proportion est de 44% chez les entreprises de 250 à 1.000 salariés et de 41% pour celles de 50 à 250 salariés.

Son but: obliger, à terme, les entreprises de plus de 50 salariés à faire les calculs, et réduire ainsi les inégalités rendues visibles.

Pour faire respecter ces nouvelles obligations, l'exécutif prévoit le quadruplement des contrôles de l'inspection du travail.

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