Le carnaval de Cologne caricature Macron déboulonné par des gilets jaunes

27 Février, 2019, 18:38 | Auteur: Lynn Cook
  • CARBURANTS MACRON OUVERT À UNE FISCALITÉ LIÉE AUX PRIX MONDIAUX

"Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire ", a jugé le chef de l'Etat lors d'un débat avec les élus du Grand Est à l'Elysée.

Le chef de l'Etat répondait à une interpellation du président LR de région Jean Rottner (LR) qui lui demandait de faire "preuve d'autorité" pour en finir avec "ce climat d'émeute hebdomadaire". Mais, selon le parquet, le "choc facial" subi du fait du projectile tiré par les forces de l'ordre n'avait pas été à l'origine du décès de cette personne.

Nous ne pouvons, de manière raisonnable, pas interdire les manifestations.

Emmanuel Macron a insisté sur le fait qu'avaient été "pleinement reconnus " la "vitalité, la force, le caractère incontestable de la demande légitime de millions de Français qui ont pu participer ou être sympathisants " des "gilets jaunes ". "Je l'ai reconnu moi-même le 10 décembre", dans un discours au cours duquel il a annoncé plus de 10 milliards d'euros d'aide aux plus démunis.

Selon lui, "la place doit être au débat, à la réponse démocratique, et elle sera ensuite dans les urnes". "Je suis à l'écoute des collectivités", a-t-il ajouté, en les appelant à "faire des propositions de réforme". Certes le chef de l'Etat a retrouvé de l'air politique, mais les plus motivés des " gilets jaunes " forment un noyau dur et continuent d'arpenter les rues chaque semaine.

"Est-ce qu'il faut aller plus vite?"

Est-ce que la baisse de la fiscalité devient une priorité et avec elle sa simplification?

Ceux qui participent aux manifestations violentes des Gilets jaunes sont "complices du pire", a fustigé mardi Emmanuel Macron, qualifiant de "miracle" l'absence de morts lors des heurts. "Nous comprenons les contrôles, mais nous refusons de plus en plus les contraintes qui s'imposent à nous". "C'est tout", a-t-il ajouté. Le débat avait été clos en Conseil des ministres par Emmanuel Macron, qui avait estimé que la sortie d'une crise ayant commencé par une taxe ne se ferait pas avec une nouvelle taxe.

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