Air France-KLM: l'État hollandais prend 12,68% du capital

27 Février, 2019, 11:26 | Auteur: Aubrey Nash
  • L'ETAT NÉERLANDAIS MÉCONTENT ENTRE AU CAPITAL D'AIR FRANCE-KLM

L'entrée de l'Etat néerlandais au capital d'Air France-KLM est mal vue par les investisseurs, l'action du groupe de transport aérien décroche de 12,06% à 11,19 euros.

Un État français qui détient un peu plus de 14 % des parts.

Wopke Hoekstra a précisé que l'État néerlandais détenait déjà 12,68% du capital d'Air France-KLM, une participation acquise pour 680 millions d'euros qu'il entend porter à environ 14%.

Coup de théâtre chez Air France-KLM.

Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie et des Finances, a réagi dans la soirée: "Je prends acte de cette prise de participation du gouvernement néerlandais, qui s'est faite sans information du conseil d'administration ni du gouvernement français". "Il est essentiel de respecter les principes de bonne gouvernance et qu'Air France-KLM soit géré dans l'esprit de son intérêt social sans interférence étatique nationale", a poursuivi le ministre.

Cette intervention intervient après des tensions ces dernières semaines entre Pietier Elbers, le président du directoire de KLM et le nouveau directeur général du groupe.

"Avec cette acquisition, le gouvernement néerlandais veut pouvoir influencer directement le développement futur d'Air France-KLM afin d'assurer de la meilleure façon possible l'intérêt public néerlandais", a précisé Wopke Hoekstra. Les dirigeants de la branche néerlandaise avaient manifesté début février leur inquiétude quant au non-renouvellement du mandat de leur patron en avril et averti que le personnel pourrait faire grève.

La démarche lancée par le gouvernement néerlandais constitue "une étape décisive pour la protection des intérêts néerlandais", a dit Wopke Hoekstra à des journalistes.

Selon la presse néerlandaise, bien que confirmé à son poste, la position du patron de KLM était considérée comme "difficile" étant donné la volonté de M. Smith de rapprocher le fonctionnement des deux entités. Ben Smith voulait plus d'intégration, tandis que Pieter Elbers souhaitait le maintien de l'autonomie de KLM.

L'avenir de KLM est directement lié à celui de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, l'une des grandes plateformes aériennes européennes et un site clé pour le développement économique des Pays-Bas. Le premier l'a emporté en réussissant même à se faire nommer au conseil de surveillance de KLM, un sujet qui a toujours suscité l'hostilité des Hollandais.

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