Premiers incidents lors de l'acte 8 des Gilets jaunes à Paris (vidéo)

06 Janvier, 2019, 02:11 | Auteur: Lynn Cook
  • Eric Drouet à sa sortie de garde à vue à Paris le 3 janvier 2019

Les Gilets jaunes peuvent compter sur le soutien des Français: 55% d'entre eux souhaite que le mouvement se poursuive, soit un point de plus que début décembre, et l'amélioration du pouvoir d'achat est désormais en tête des attentes pour 2019, selon un sondage Odoxa Dentsu consulting publié ce jeudi.

" Mettre le feu comme ça, c'est pas possible".

Après une déambulation dans le calme depuis les Champs-Élysées, les "gilets jaunes" avaient convergé sur la place de l'Hôtel de Ville d'où ils devaient s'élancer pour rejoindre l'Assemblée nationale.

À Paris, sur les quais de la Seine, des manifestants ont jeté en début d'après-midi des projectiles sur les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène alors que le défilé parisien, parti de l'avenue des Champs-Élysées, s'était jusque-là déroulé sans heurt. Les Gilets jaunes citent également deux autres revendications: "une baisse significative de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité" et "une baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges et retraites courantes et future des élus et hauts fonctionnaires d'Etat".

À Marseille, où plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans la matinée, une réunion de "Gilets jaunes" venus de tout le pays a été organisée au siège de La Provence, détenu par l'homme d'affaires Bernard Tapie. "Même si aucune manifestation n'a été déclarée en préfecture, il est permis d'anticiper qu'il pourra y avoir une manifestation de personnes s'identifiant comme les gilets jaunes ce samedi 5 janvier dans le centre-ville de Rouen", expliquait la préfecture de Seine-Maritime dans un communiqué, plus tôt dans la semaine. "Face à cette " répression ", le collectif " La France en colère " suggère à ses sympathisants de retirer leurs gilets jaunes pour " se présenter dans les rues, sur les places, comme les simples citoyens qu'ils sont ".

Un peu partout en France, les cortèges de "gilets jaunes", insensibles aux concessions de l'exécutif et au futur grand débat national, avaient commencé à s'ébranler dans la matinée aux cris de "Macron démission" et de "Stop à l'injustice fiscale" pour cette première mobilisation de l'année 2019.

Avec une mobilisation en hausse par rapport à samedi dernier, Bordeaux et Toulouse (sud-ouest) s'imposaient parmi les principaux bastions du mouvement.

Pour tenter d'échapper aux forces de l'ordre, certains "gilets jaunes " semblent envisager une nouvelle stratégie basée sur la discrétion.

Lors de " l'acte VII " du 29 décembre, 12.000 manifestants avaient été recensés en France à midi, d'après le ministère de l'Intérieur qui n'avait toutefois pas donné de chiffre global à la fin de la journée.

Fragilisé par cette contestation, Emmanuel Macron avait annoncé le 10 décembre une série de mesures sociales sans parvenir à éteindre la fronde.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dû être évacué de son ministère, après l'intrusion de manifestants, et d'un engin de chantier.

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