Garde à vue de Carlos Ghosn prolongée jusqu'au 11 janvier

02 Janvier, 2019, 12:41 | Auteur: Sue Barrett
  • Un tribunal de Tokyo a décidé lundi de prolonger jusqu'au 11 janvier la garde à vue du PDG de Renault Carlos Ghosn

Lundi 31 janvier, le tribunal de Tokyo (Japon) a validé la requête du parquet de prolonger la garde à vue de Carlos Ghosn jusqu'au 11 janvier.

Si aucune déclaration n'a été faite par le tribunal, les médias japonais pensent de leur côté savoir que le procureur de Tokyo aurait estimé avoir besoin de plus de temps pour décider ou non d'inculper l'homme d'affaires pour les nouveaux soupçons qui pèsent sur lui.

Sur demande du parquet, le tribunal de Tokyo a accepté et confirmer ce lundi, l'étendue de la durée de garde à vue de Carlos Ghosn, l'ancien patron de l'alliance automobile Nissan-Renault-Mitsubishi de dix jours, soit jusqu'au 11 janvier.

Carlos Ghosn a été inculpé le 10 décembre pour n'avoir pas déclaré l'intégralité de sa rémunération chez Nissan.

Juste avant Noël on parlait d'une libération de Carlos Ghosn.

Il faut rappeler que Carlos Ghosn est détenu au Japon depuis le 19 novembre pour avoir minoré ses revenus sur 5 ans dans des documents officiels remis aux autorités boursières japonaises. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens (14,5 millions d'euros).

Les grandes étapes de l'affaire Carlos Ghosn
Les grandes étapes de l'affaire Carlos Ghosn

Pour couvrir ses pertes, Carlos Ghosn aurait pioché dans un compte d'une filiale de Nissan et effectué des virements sur le compte d'un ami saoudien.

Ce type de délit est prescrit au bout de sept ans.

Dans la soirée, le président exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, affirme que M. Ghosn est soupçonné "de nombreuses autres malversations, telles que l'utilisation de biens de l'entreprise à des fins personnelles". Ces dispositions ainsi que la longueur des gardes à vue dont a fait Carlos Ghosn a fait l'objet ont suscité de nombreux remous et critiques en occident, stupéfait par la sévérité du système judiciaire japonais, et notamment " en raison du fait que l'avocat de M. Ghosn ne peut assister aux interrogatoires ". S'il décide de ne pas l'arrêter, Ghosn, étant mis en examen, pourrait toutefois être maintenu en prison au titre de la détention provisoire, en attendant que la toute première audience de son procès ait lieu.

Retenu au départ dans une petite cellule, M. Ghosn bénéficie cependant depuis plusieurs semaines de conditions de détention améliorées. Les avocats pourront exceptionnellement voir leur client les 2 et 3 janvier, même si la pause du Nouvel an se prolonge durant ces deux jours, d'après l'agence Jiji " relaye l'AFP.

Pendant ce temps, l'alliance Renault-Nissan est dans la tourmente.

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