"Pot de maquillage": Le Gendre dénonce des "propos inadmissibles" d'un député LREM

28 Décembre, 2018, 18:51 | Auteur: Lynn Cook
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"Et elle n'est pas vulgaire, l'arrogance aux dents blanches des riches et des puissants?", a interrogé Esther Benbassa, en réponse, dans un tweet.

"Avec le pot de maquillage que vous vous mettez sur la tête, vous incarnez plus que jamais ce que vous tentez maladroitement de caricaturer", avait tweeté lundi, à Mme Benbassa, le député des Français de l'étranger pour la Suisse et le Liechtenstein et ex-candidat au poste de numéro un de La République en marche (LREM). Et de conclure avec une question: "Vous le sentez l'amalgame violent maintenant?". Auparavant on avait eu droit à des photos de ses pieds, de peluche, des phrases surréalistes et de nouvelles attaques contre la sénatrice Esther Benbassa. Le pire, c'est les soirs de réveillon.

Deuxième acte: après la découverte jeudi d'un article de presse dans lequel des collègues, également élus à l'Assemblée nationale sous la bannière LREM, parlent de sa personne comme d'un être "psychologiquement perturbé", Joachim Son-Forget a riposté, toujours sur Twitter, d'abord en qualifiant de "couards" et de "poltrons" ceux qui s'en sont pris à lui, puis en postant un message semblant venir d'un autre monde de la part d'un élu: "Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux". Le 25 décembre, il a même persisté et signé dans Libération, expliquant confusément avoir voulu "faire le buzz, en utilisant les principes de la psychologie cognitive", afin de "lancer un débat sur la désinformation". "Mais c'était assez jouissif de voir les réactions, que des gens s'arrachent les cheveux, ça montre bien l'imbécillité des réseaux sociaux et l'indignation contagieuse".

Le bureau exécutif de LREM va envoyer une "lettre d'avertissement" au député "marcheur" Joachim Son-Forget, après ses propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, a indiqué jeudi le délégué général du parti Stanislas Guérini.

Il ne s'agit pas du premier coup d'éclat affligeant de Joachim Son-Forget sur Twitter. Début décembre, l'ancien socialiste avait répondu à Donald Trump, qui assurait que les gilets jaunes scandaient "nous voulons Trump", que "la France [lui] embrasse le cul". En septembre, il avait aussi estimé que les propos du "roi des forains" Marcel Campion, déclarant que les "homos" étaient "un peu pervers", ne relevaient pas de l'homophobie. Une manière, avait-il déjà argué, d'ouvrir une discussion sur "le lynchage public et la présomption d'innocence".

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