Hausse du PIB en 2017

28 Décembre, 2018, 15:10 | Auteur: Aubrey Nash
  • Siège du HCP à Rabat.  Ph. DR

Les ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ont, de leur côté, produit 29,7% de la richesse nationale et ont disposé de 62,5% du revenu national brut disponible.

Par ailleurs, le Haut-commissariat relève que "la formation brute du capital fixe (FBCF) s'est située à 302,2 milliards de DH en 2017, en diminution de 0,3% par rapport à 2016", soulignant que les sociétés (financières et non financières), que des chiffres placent au dessus des contributeurs avec 56% de la FBCF nationale en 2017, enregistre un recul de 1,8 point par rapport à l'année précédente. Une résorption, fruit de "l'atténuation du besoin de financement des Administration Publiques de 7,1 milliards de DH entre 2016 et 2017 et de l'augmentation de la capacité de financement des ménages (y compris les ISBLSM) de 1,3 milliards de DH et celle des sociétés financières de 474 millions de DH " affirme le HCP. Les administrations publiques y ont contribué à hauteur de 23% contre une contribution de 14,5% pour les sociétés dont une contribution de 2,3% pour les sociétés financières.

Suite, à une décélération des prix à la consommation en 2017, qui ont marqué une évolution de 0,8% au lieu de 1,6%, le pouvoir d'achat des ménages s'est amélioré de 2,3 point en 2017. Bien qu'elles représentent le premier secteur contributeur de la formation brute du capital fixe avec une part de 56%, les sociétés financières et non financières se sont inscrites en repli de 1,8 point par rapport à l'année précédente.

En ce qui concerne le revenu disponible brut (RDB) des ménages, il apparaît qu'il a enregistré une progression de 4,2% pour s'établir à 694,2 milliards de DH, constate le HCP précisant que la contribution de la rémunération des salariés à ce revenu a réalisé un bond de 47,6%.

Avec 88% du revenu disponible brut des ménages affecté aux dépenses de consommation finale, le taux d'épargne des ménages a régressé de 0,1 point, pour se situer à 12,5% en 2017. Celle des ménages et ISBLSM ressort à 25,6%, le reste allant aux administrations publiques.

Difficile à croire. Le pouvoir d'achat des Marocains s'est amélioré en 2017. L'endettement des ménages auprès des banques a "marqué une hausse passant de 10,6 milliards de DH en 2016 à 17,6 milliards de DH en 2017; le flux net des dépôts a connu ainsi une augmentation remarquable, passant de 21,2 milliards de DH en 2016 à 53 milliards de DH en 2017". Cette épargne est assurée à hauteur de 52% par les sociétés financières et non financières.

Une embellie économique généralisée donc, avec une baisse du besoin de financement de la nation qui est passé de 4,3% du PIB en 2016 à 3,7% en 2017. Les comptes arrêtés par le Haut-Commissariat au Plan font ressortir une légère baisse de la dette intérieure des administrations publiques.

38,5 milliards de dirhams est le flux net des crédits accordés aux sociétés non financières en 2017 pour la couverture de leurs besoins de financement. Le HCP fait également savoir que la participation des sociétés financières au financement de l'économie a connu une amélioration.

Le HCP note toutefois un creusement des besoins de financement des sociétés non financières à 58,5 milliards de DH en 2017. Leur flux net est évalué à 24,4 milliards de dirhams en termes des émissions nettes de bons du Trésor contre 26,2 milliards de dirhams une année auparavant. En parallèle, les dépôts auprès de ces établissements ont affiché un flux net de l'ordre de 77,5 MMDH au lieu de 66,6 MMDH une année auparavant. En revanche, l'endettement extérieur des APU a enregistré un flux net de l'ordre de 3,3 milliards de DH contre 2,8 milliards de DH l'année précédente. En effet, le flux net des crédits accordés par ce secteur a atteint 34,6 MMDH en 2017 au lieu de 33,9 MMDH.

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