Selfie armé à Poitiers : Alexandre Benalla affirme qu'il s'agissait d'un pistolet factice

19 Décembre, 2018, 18:00 | Auteur: Lynn Cook
  • Alexandre Benalla lors de la commission d'enquête au Sénat

Les juges d'instruction qui l'ont réentendu le 29 novembre ont renoncé à ce stade à ordonner sa mise en examen pour "détention non autorisée d'arme de catégorie B", comme ils l'envisageaient initialement, selon l'interrogatoire de l'ex-chargé de mission à l'Elysée dont a eu connaissance l'AFP.

Selfie dans un restaurant de Poitiers pendant la campagne présidentielle Le 24 septembre, Mediapart avait publié une photo d'Alexandre Benalla, l'air détendu, semblant brandir un pistolet de type Glock à une époque où il n'était pas autorisé à porter une arme en dehors du QG d'En marche! À l'issue d'un interrogatoire tendu, trois juges lui ont signifié de nouvelles charges, pour des délits d'"immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" en ayant "participé activement" à une interpellation et "violences volontaires en réunion ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours", des faits commis au préjudice d'un homme interpellé au Jardin des Plantes, Khélifa M.

La scène se déroule le 28 avril 2017 à Poitiers dans un restaurant, à quelques kilomètres de Châtellerault où Emmanuel Macron vient de tenir un meeting. Il évacue la polémique: "C'est simple et ridicule" (.) "un non-événement", balaie-t-il. Devant le juge, le principal intéressé a assuré que cet arme était factice et était en fait... un pistolet à eau. "Ça peut paraître loufoque, mais c'est la vérité", a assuré Alexandre Benalla, avant de dénoncer une "audition paella", où tout ce qui le "concerne est rassemblé". Dix-huit mois après les faits, il a raconté que l'ambiance était "festive" et que le service d'ordre était "en mode détente". Pour autant, il affirme n'avoir aucun "souvenir de ce selfie-là", ni d'avoir eu l'objet en mains . Problème: à cette époque, il n'avait pas d'autorisation de port d'arme. "Le ton était à la rigolade", a expliqué l'ancien salarié de l'Elysée comme le rapporte Le Parisien, lundi 17 décembre. Il a été entendu par un juge d'instruction, fin novembre, au sujet des affaires de violences du 1er mai dernier, mais aussi a propos du selfie sur lequel il pose avec une arme.

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