Monde: May: des "dégâts irréparables" en cas de nouveau référendum

19 Décembre, 2018, 02:02 | Auteur: Lynn Cook
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Il s'est exprimé sur le sujet à Londres vendredi, alors que Theresa May rencontrait les dirigeants européens à Bruxelles.

Une telle motion aurait toutefois peu de chance de passer à l'heure actuelle, l'exécutif ayant reçu le soutien des Brexiters - ceux-là mêmes qui avaient en vain tenté de renvereser Mme May la semaine dernière lors d'un vote de défiance au sein de leur groupe parlementaire - et de son allié nord-irlandais, le petit parti unioniste DUP, qui lui assure une fragile majorité.

Déjà en difficulté, Theresa May se retrouve maintenant sous la pression d'une motion de défiance déposée ce lundi par le chef de l'opposition au Parlement britannique, Jeremy Corbyn.

Le chef de cabinet de Theresa May, Gavin Barwell, a démenti dimanche sur Twitter ces rumeurs, tandis que David Lidington a renvoyé à ses déclarations au Parlement mardi, lorsqu'il avait déclaré que le résultat d'un second référendum "serait certainement une source de divisions et ne pourrait garantir de mettre définitivement fin au débat". La motion fait suite au refus de la Première ministre de convoquer le vote des députés sur l'accord de Brexit avant janvier. Le Brexit doit se concrétiser le 29 mars prochain mais l'accord de divorce conclu en novembre avec Bruxelles à l'issue d'âpres négociations peine à convaincre les députés de tous bords politiques, qu'ils soient partisans d'un Brexit sans concessions ou du maintien dans le club européen.

Le spectre d'un Brexit sans accord ("no deal Brexit") est de plus en plus redouté par les milieux économiques et financiers. J'ai l'impression que le parlement britannique et ses représentants se débattent très sérieusement.

"Aucune rencontre avec des dirigeants britanniques ne figurait toutefois à l'agenda de l'UE, a indiqué le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, le 17 décembre". Selon elle, il n'existe que deux alternatives à l'accord: un Brexit sans accord, potentiellement dévastateur pour l'économie britannique, ou pas de Brexit du tout. Pendant le week-end, elle est montée au créneau contre un second référendum et s'est écharpée avec l'ancien chef de gouvernement travailliste Tony Blair, l'accusant de chercher à "saper" le Brexit.

Malgré le report du vote à la Chambre des communes sur l'accord de sortie de l'UE, huit scénarios demeurent possibles pour le Brexit. Theresa May a même dû repousser le vote prévu début décembre.

L'opposition a dénoncé une posture visant à effrayer les parlementaires afin de les contraindre à voter en faveur de l'accord négocié avec l'UE par la Première ministre conservatrice.

À un peu plus de 100 jours de la sortie du Royaume-Uni de l'UE et face à l'incertitude qui persiste, les entreprises doivent prendre des mesures, retarder ou mettre en oeuvre leurs projets d'embauche et d'investissement et, dans certains cas, délocaliser leurs opérations pour protéger leurs chaînes d'approvisionnement. L'éventualité d'une renégociation est écartée par les Européens, alors que Theresa May joue ses dernières cartes pour sauver l'accord. Le porte-parole de Theresa May a cependant déclaré qu'aucun vote de la sorte n'était prévu.

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