May: des "dégâts irréparables" en cas de nouveau référendum

17 Décembre, 2018, 21:04 | Auteur: Lynn Cook
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Il préconise que le Parlement vote sur différentes options, dont l'accord négocié par Theresa May.

Le Royaume-Uni s'est prononcé à 52 % en faveur d'une sortie de l'UE lors d'un référendum en juin 2016.

Mission délicate ce lundi pour Theresa May.

" Le fait pour Tony Blair d'aller à Bruxelles et de chercher à saper nos négociations en plaidant pour un deuxième référendum est une insulte envers le poste qu'il a occupé et le peuple qu'il a servi", fustige la Première ministre, dans une déclaration transmise aux médias samedi soir. Un point de vue partagé par le ministre britannique des Entreprises.

"Nous ne pouvons pas, comme il le ferait, abdiquer la responsabilité de cette décision", ajoute Theresa May.

Tony Blair, au pouvoir de 1997 à 2007, a lui considéré comme "irresponsable (.) d'essayer de convaincre de force les députés d'accepter un accord qu'ils considèrent comme franchement mauvais en menaçant de quitter l'Union européenne sans accord s'ils ne suivent pas la ligne".

Durant le week-end, elle est montée au créneau contre un second référendum et s'est écharpée avec l'ancien chef de gouvernement travailliste Tony Blair, l'accusant de chercher à "saper" le Brexit. "Si (les députés) ne peuvent pas se mettre d'accord, ce qui est logique est de redonner la voix au peuple", argumente M. Blair.

Theresa May voit son autorité contestée au Royaume-Uni et a du mal à convaincre son Parlement de valider l'accord convenu avec L'union européenne en novembre sur les modalités du divorce.

Selon certains médias britanniques, plusieurs membres du gouvernement, dont le numéro 2, David Lidington, œuvreraient en coulisses pour un second référendum. Le risque d'un rejet du texte demeure toutefois très élevé: la dirigeante conservatrice est ressortie affaiblie d'un vote de confiance organisé au sein de son propre Parti conservateur, et elle n'a pas réussi à obtenir de nouvelles munitions pour convaincre le Parlement auprès des dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles la semaine dernière. La Première ministre britannique doit mettre en garde les parlementaires contre les "dégâts irréparables" que pourrait provoquer, selon elle, la tenue d'un second référendum sur le Brexit.

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