Bruxelles. Manifestation tendue contre le Pacte mondial sur les migrations

17 Décembre, 2018, 14:33 | Auteur: Lynn Cook
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Les manifestants sont arrivés à Schuman où des discours ont été prononcés par les organisateurs de la marche.

M. Close a tenu à remercier l'ensemble des forces de police - celles de Bruxelles, et la fédérale -, ainsi que les services de secours pour leur professionnalisme à l'issue d'un "week-end à haut risque", et après une semaine chargée qui a vu se succéder deux sommets européens, une manifestation syndicale, une autre des "gilets jaunes" et deux autres dimanche sur le "Pacte de Marrakech".

Le rassemblement, organisé par un collectif d'organisations nationalistes, notamment flamandes, a été marqué par des dégradations et des heurts avec les forces de l'ordre. Cet incident a été suivi d'une intervention immédiate des forces de l'ordre à l'aide d'une autopompe et de gaz lacrymogènes. "Notre peuple d'abord ", " Nous en avons marre, frontières fermées ", pouvait-on lire sur des pancartes, tandis que des slogans appelaient à la démission du Premier ministre belge Charles Michel.

Une contre-manifestation, organisée dans un autre quartier de Bruxelles, se fixait pour objectif de lutter contre la stigmatisation des migrants.

La marche, organisée par plusieurs associations de droite et d'extrême droite flamandes comme KVHV, NSV, Schild & Vrienden, Voorpost et Vlaams Belang Jongeren, qui dénoncent le pacte de l'Onu sur les migrations, formellement approuvé lundi à Marrakech (Maroc), avait dans un premier temps été interdite par le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, et par Philippe Close.

Un rassemblement contre les partis d’extrême droite a été organisé en face de la CGSP à Bruxelles dimanche 16 décembre
Un rassemblement contre les partis d’extrême droite a été organisé en face de la CGSP à Bruxelles dimanche 16 décembre.- AFP

Prenant acte de la décision du Conseil d'Etat, les autorités de Bruxelles ont prévenu samedi dans un communiqué qu'elles ne tolèreraient "aucun débordement" dimanche. Mais le Conseil d'État belge avait annulé cette interdiction, jugeant que les motifs invoqués n'étaient pas " suffisants " pour restreindre la liberté de manifester.

Le pacte mondial sur les migrations a été signé officiellement par plus de 160 pays. Il prône l'interdiction des détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours. Mais selon les manifestants, le texte encouragerait les flux migratoires incontrôlés.

Malgré son caractère non contraignant, ce pacte a provoqué une crise au sein du gouvernement belge.

Environ 5.500 personnes se sont rassemblées dimanche midi à Bruxelles pour la marche contre Marrakech, selon la police bruxelloise.

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