La COP24 baisse le rideau sur un accord

16 Décembre, 2018, 02:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Climat les négociations s'éternisent à la COP24

À la question de savoir comment cette plate-forme pourrait œuvrer de façon effective avec de tels objectifs alors que deux pays arabes, l'Arabie saoudite et le Koweït, font partie des quatre États qui ont refusé " d'accueillir favorablement " le rapport du GIEC à la COP24, en d'autres termes de l'inclure effectivement dans le dialogue sur les ambitions des pays à réduire leurs émissions, les experts sur place notent que les pays arabes ne parlent pas d'une seule voix.

Et pour cause: les pays arabes sont très vulnérables aux changements climatiques, dont les conséquences se font déjà ressentir, entre autres dans les pays pétroliers, avec des pics de chaleur, des records de sécheresse et une exacerbation des problèmes liés à l'eau notamment. Mais leur suivi doit être multilatéral, avec des règles de transparence, comme autant de "poutres" garantissant la solidité de l'édifice. Il s'agissait de trouver une voie acceptable entre les exigences des pays développés d'un suivi strict des engagements et la demande des pays en développement d'une certaine flexibilité. "Que ce soit la perversité de l'utilisation de cette réunion comme une foire commerciale pro-charbon (.) ou le manque d'intérêt pour des conclusions ambitieuses, on ne se souviendra pas d'eux avec tendresse", a résumé Mohamed Adow, de l'ONG Christian Aid. L'idée étant pour les Américains, pollueurs historiques, de ne plus baser les engagements des pays sur leurs émissions passées mais leurs émissions actuelles.

Permier point de tension: la réduction des gaz à effet de serre. Cette révision doit impérativement intervenir d'ici à 2020, date de l'entrée en vigueur de l'accord de Paris.

Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, avait mis les délégués en garde contre le risque d'envoyer "un message désastreux" au monde s'ils ne parvenaient pas à s'entendre.

Une urgence à agir relayée par quelques dizaines d'enfants qui ont manifesté vendredi dans l'enceinte de la COP24, à l'appel de l'adolescente suédoise Greta Thunberg devenue célèbre pour son action hebdomadaire devant le parlement de Stockholm.

Les promesses nationales présentées en 2015 conduisent à un monde à plus trois degrés. Le Giec a dressé le tableau des impacts déjà en cours, à + 1°C aujourd'hui, et montré l'ampleur de ceux à venir à +1,5: phénomènes météorologiques extrêmes, étés sans banquise arctique ou chute des rendements agricoles.

Les Etats réunis à Katowice ont par ailleurs décidé que la COP25 aurait lieu fin 2019 au Chili, après le retrait du Brésil, pays qui a élu à sa présidence le climato-sceptique Jair Bolsonaro. "Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais nous ne pouvons pas nous permettre de l'ignorer", a-t-il plaidé.

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