Violences à Paris: le journaliste Hugo Clément blessé au visage

02 Décembre, 2018, 16:28 | Auteur: Sue Barrett
  • Violences à Paris: le journaliste Hugo Clément blessé au visage

Blessé par un tir de flashball en plein visage ce samedi 1er décembre dans les rues de Paris, Hugo Clément s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour expliquer ce qu'il est arrivé. Le journaliste s'est retrouvé sur les lieux de la manifestation des gilets jaunes - qui menaient une nouvelle action dans la capitale - et a été blessé par les affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants.

"Ce samedi, à 18 h 15, il circulait en scooter avec l'ancienne Miss France sur le boulevard Malesherbes". En chemin, le journaliste dit avoir croisé "des manifestants en train de monter une barricade". "Nous allions boire un verre", raconte Hugo Clément dans un message publié sur Twitter par cette dernière.

"Au bout de quelques secondes, alors que j'étais tourné vers le cordon de policiers progressant vers la barricade, les manifestants étant dans mon dos, j'ai été percuté par un projectile en plein visage". " Hugo Clément précise qu'il a conservé son casque de moto sur la tête, et qu'il n'était donc pas identifié en tant que journaliste à ce moment-là". "La visière du casque a explosé et je suis tombé". L'homme a terre s'est alors fait voler son téléphone: "une personne m'a arraché le téléphone des mains et s'est enfuie", décrit-il. Des manifestants m'ont tiré par le manteau pour me mettre en lieu sûr et m'ont prodigué les premiers soins.

Il confie: "Heureusement, j'avais mon casque". "Certains portaient des gilets jaunes". Là, il est soigné et recousu (sept points de suture à l'arcade). Il a amorti l'impact et m'a probablement évité une blessure plus grave. L'ex-reporter de Quotidien l'ignore mais il est "formel" sur le fait que le projectile "a été tiré à hauteur de tête" et "provenait du cordon des forces de l'ordre". A-t-il été touché par une balle de flashball ou une grenade lacrymogène? "Je ne pointe pas du doigt l'ensemble des policiers, qui ont dû travailler dans des conditions très difficiles et stressantes". "Mais il déplore " simplement ce tir tendu, qui va à l'encontre des règles de sécurité élémentaire ".

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