Au Brésil, la déforestation s'accélère

30 Novembre, 2018, 17:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Au Brésil, la déforestation s'accélère

À l'époque, le ministère des Affaires Étrangères du président de centre droit Michel Temer s'était réjoui du fait que "l a tenue de la COP25 au Brésil confirmait le rôle leader du pays en termes de développement durable". A quatre jours de l'ouverture du sommet climatique onusien annuel, qui se tiendra à Katowice du 2 au 14 décembre, le gouvernement brésilien a annoncé, ce mercredi 28 novembre, qu'il renonçait finalement à accueillir l'édition 2019 du sommet, la COP 25. Le prochain ministre des Affaires étrangères est ouvertement climatosceptique et Jair Bolsonaro n'a jamais caché ses positions contre la protection de l'environnement. En effet, le Brésil a officiellement renoncé à l'organisation de la 25 Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 25) prévue en 2019.

"Le Brésil retire sa candidature pour accueillir la COP25, qui avait été formalisée il y a deux mois". C'est la pire année depuis une décennie, avec une augmentation de 13,7 % de la déforestation par rapport à la période 2016-2017. Selon lui, la situation pourrait empirer si le président élu d'extrême droite Jair Bolsonaro concrétise ses promesses électorales d'amender certaines réglementations environnementales.

"Il a dit qu'il mettrait fin aux aires protégées, aux terres réservées aux Indiens, qu'il réduirait les inspections et les sanctions contre les crimes environnementaux".

Le prochain président du Brésil, Jair Bolsonaro, est sur le point de donner un tournant historique aux relations diplomatiques de son pays avec les États-Unis, marquées ces dernières décennies par une distance froide. Il avait également écrit que "le marxisme culturel a (vait) influencé le dogme scientifique du changement climatique".

Lors de la campagne il avait annoncé vouloir fusionner les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement; une annonce qui avait suscité de vives réactions et qu'il a depuis abandonné. L'équipe économique du futur gouvernement Bolsonaro a promis une cure d'austérité au Brésil, assortie d'un vaste plan de privatisations, pour tenter de résorber une dette abyssale.

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