"Le coupable du coup monté est à l'Élysée" accuse Mélenchon

27 Octobre, 2018, 21:59 | Auteur: Lynn Cook
  • Sophia Chikirou montre les factures des campagnes de Hamon et Macron pour nier les accusations

"L'évolution des propos de Jean-Luc Mélenchon à l'égard, ou plutôt à l'encontre, des médias, traduit une croissance constante de son hostilité et de sa vindicte", a reproché RSF au leader de La France Insoumise, condamnant "des propos irresponsables et dangereux". "Le coupable du coup monté est à l'Élysée ", accuse ainsi Jean-Luc Mélenchon, dans un entretien avec La Provence, au sujet des perquisitions et des enquêtes visant son parti".

" Il l'a programmé quand nous avons accueilli une scission du PS et commencé une convergence historique", avance aujourd'hui le député des Bouches-du-Rhône, sans viser directement le président de la République, en faisant référence au rapprochement récent de la France Insoumise avec le député européen Emmanuel Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui viennent de quitter le parti socialiste. La dirigeante de la société de conseil Mediascop est soupçonnée d'avoir surfacturé ses prestations auprès du candidat Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, et avec lequel Mediapart affirme qu'elle entretient une relation intime -ce qu'a démenti Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux. "Le 19 octobre, il avait seulement parlé d'" une offensive politique de toute la Macronie ", accusant celle-ci d'avoir trouvé des relais " en instrumentalisant la police, la justice et les médias ". Ces gens ont tout pris sans discernement, dans des conditions qui sont parfois un défi au bon sens.

Au-delà du pouvoir, Jean-Luc Mélenchon s'en prend aussi au reste de la classe politique: "Je suis stupéfait de voir l'absence de réaction". Mais " mes persécuteurs seront confondus à coups de bulletins de vote aux européennes ", en mai, poursuit-il: " Justice me sera rendue par le peuple, qui n'en peut plus et s'identifie à mon insoumission ". Cette fois le député français a saisi l'opportunité de la session plénière du Parlement européen pour répondre aux accusations d'emplois présumés fictifs et sur les comptes de campagne de l'ancien candidat à la présidentielle. "La justice n'est pas aux ordres, ce serait insultant de penser le contraire", a-t-elle ajouté vendredi lors d'un déplacement à Marseille. "Je vous demande de le comprendre, même si moi vous me détestez, et je peux le comprendre car je vous le rends bien".

Recommande: