Coup de théâtre lors de la plaidoirie de Dupond-Moretti — Affaire Pastor

17 Octobre, 2018, 00:35 | Auteur: Sue Barrett
  • Janowski a bien commandité l'assassinat d'Hélène Pastor reconnaît son avocat

Ce mardi, lors de sa plaidoirie, l'avocat du gendre de la milliardaire Hélène Pastor a pris le contre-pied de son client, qui niait depuis le début de son procès.

Devant leur client en pleurs dans le box des accusés, alors qu'il était jusqu'à présent resté stoïque, Me Eric Dupond-Moretti et Luc Febbraro ont en revanche assuré qu'il n'avait pas demandé que soit tué le chauffeur de Mme Pastor, Mohamed Darwich. Ces mots que vous attendiez de lui sortent de ma bouche. "J'affirme qu'il a tenté de s'expliquer mais qu'il n'a pas été cru et il s'est vu opposer tout au long de cette procédure un mépris permanent, un mépris de classe, un mobile qui n'est pas le sien". Coup de théâtre au procès des meurtriers présumés d'Hélène Pastor.

Avant de se rétracter, l'ex-consul honoraire de Pologne à Monaco avait avoué en garde à vue, assurant avoir voulu protéger sa compagne, psychologiquement malmenée par sa mère selon lui.

"Il a compris qu'il était le minable de service", devant les enquêteurs comme lorsqu'il est rentré dans la famille Pastor, a poursuivi l'avocat: devant les policiers, Janowski que l'on présente "comme un type abject (.) comprend très vite qu'il a 70 ans et qu'il va crever en prison comme un rat".

Mais s'il a concédé que Wojciech Janowski avait bien réclamé le meurtre de la richissime femme d'affaires, Me Dupond-Moretti a en revanche demandé aux jurés de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône de l'acquitter pour l'assassinat de son chauffeur, Mohamed Darwich, également mortellement blessé devant un hôpital de Nice.

L'avocat général avait requis, vendredi, la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans à l'encontre du principal accusé, Wojcieh Janowski. Dix personnes sont jugées devant les assises pour leur participation, à des degrés divers, à ce double assassinat.

Mardi matin, les avocats du guetteur et du tireur présumés, à l'encontre desquels Pierre Cortès avait aussi requis la réclusion criminelle à perpétuité, ont demandé aux jurés une peine "proportionnée" pour leurs clients. "L'argent rend fou, l'argent rend dépendant, ce que vous acceptez pour l'un, vous le retirez à l'autre?"

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