Victime de plusieurs départs, le PS veut faire " bloc "

16 Octobre, 2018, 14:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Emmanuel Maurel en septembre 2016 à La Rochelle

Lui le souhaite, beaucoup de ses anciens ministres, de ses anciens collègues le souhaitent aussi, ben moi je ne veux pas être là pour ce qui serait une formidable régression, qui prouverait que, décidément, ce parti n'a rien appris, rien compris", a ajouté Emmanuel Maurel, qui représentait l'aile gauche du PS. Le " quinquennat calamiteux " de Hollande Le député européen avait déjà évoqué le scénario Hollande dans un entretien au journal Le Monde pour expliquer son départ".

Après le départ de Hamon, ce départ de Maurel du Parti Socialiste est une nouvelle étape vers la décomposition du parti qui a cogéré, en alternance avec la droite traditionnelle, la transition néo-libérale du capitalisme français plus de 30 années durant. La stratégie de Mélenchon entamée cet été dont l'objectif est de tenter de remplacer le vieux PS commence à porter ses fruits. "Le PS est devenu un canard sans tête", estime-t-elle.

Le chef de file des députés LFI a semblé en revanche moins enclin à accueillir Julien Dray, autre représentant de l'aile gauche du PS qui pourrait aussi quitter le parti.

Dans leurs bagages, assurent-ils, ils emmènent "500 à 600 cadres et élus" socialistes, dont la liste sera publiée cette semaine.

"Je pense que le départ de Marie-Noëlle Lienemann et d'Emmanuel Maurel est une bonne chose", a déclaré Valérie Rabault, invitée du Forum de Radio J.

M. Maurel rejoint-il La France insoumise?

Les deux anciens socialistes vont "créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d'être le gardien des cendres", formation à laquelle ils travaillent avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC). "Pourquoi pas", a répondu Jean-Luc Mélenchon, dimanche, sur Europe 1 et CNews. "Ca montre bien que c'est un choix collectif, un choix de rupture, un choix d'espoir parce qu'on considère que ce n'est plus au Parti socialiste que ça se passe, qu'il faut inventer autre chose, refonder autre chose", a-t-il argumenté.

"Nous ne sommes pas prêts", a convenu l'ancien député Laurent Baumel, qui devrait en reprendre les rênes avec la première secrétaire fédérale du Rhône, Nora Mebarek. D'autant qu'au PS, certains se retrouvent en partie dans la politique défendue par le nouveau pouvoir: le sénateur Didier Guillaume et l'ex-secrétaire d'État Juliette Méadel sont pressentis pour récupérer un ministère.

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