21 communes des Ardennes sortent de la zone d'observation renforcée — Peste porcine

15 Octobre, 2018, 12:33 | Auteur: Lynn Cook
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Au niveau de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle, une clôture va être installée entre la France et la Belgique dès samedi pour éviter la propagation du virus de la peste porcine africaine qui menace les élevages porcins. Mesures de précaution sévères Les préfectures des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle ont interdit les loisirs (promenade, cueillette des champignons, sports...), la chasse et les activités professionnelles en forêt dans une zone d'observation renforcée (Zor) délimitée le long de la frontière belge, portant sur 41 communes en Meuse et 50 en Meurthe-et-Moselle.

Ainsi, 21 communes des Ardennes sortent de la ZOR pour intégrer la zone d'observation simple. C'est ce qu'annonce ce samedi la Préfecture des Ardennes. "Cette réduction aura pour intérêt, par la reprise de la chasse dans les communes nouvellement sorties de la ZOR, d'abaisser à court terme la densité de sangliers", explique la préfecture.

La Belgique est devenue le premier pays d'Europe occidentale touché par le virus de la peste porcine africaine, identifié sur des cadavres de sangliers dans une zone forestière du sud du pays, mais aucun porc malade n'a encore été recensé dans les exploitations. Mais par précaution, 4.000 porcs ont été abattus dans le périmètre jugé à risque.

La France est pour l'instant épargnée par l'épidémie, selon le gouvernement français de l'Agriculture, qui assure que la peste porcine africaine ne se transmet pas à l'homme. "Mais elle peut également se disséminer par des mouvements de véhicules, de personnes en provenance des zones infectées ou par l'intermédiaire de denrées alimentaires contaminées", souligne la préfecture de la Meuse. Selon lui, la maladie " avance de 500 m à deux km par mois, mais, en Belgique, elle a progressé de quatre à cinq km depuis un mois. Pour éviter sa propagation, les chasseurs de Meurthe-et-Moselle vont électrifier la totalité de la frontière: 35 kilomètres, poteau par poteau. "Les éleveurs sont forcément angoissés avec le spectre de la peste porcine qui pourrait leur tomber dessus", a indiqué à l'AFP le président de la FDSEA de Meurthe-et-Moselle, Luc Barbier. Il n'existe pas de vaccin efficace contre cette maladie, mortelle à 100 %. Ce qui permettra de réguler les populations de sangliers.

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