Lyon : Georges Képénékian démissionne, Gérard Collomb bientôt de retour

04 Octobre, 2018, 08:44 | Auteur: Lynn Cook
  • Georges Képénékian et Gérard Collomb

En Espagne aussi, El Periodico de Catalunya souligne que "Macron perd un autre de ses poids lourds du gouvernement", Gérard Collomb ayant hérité de la lourde tâche de gérer la sécurité "d'un pays qui vit avec l'épée de Damoclès du terrorisme au-dessus de la tête", selon le journal espagnol. "En effet, hier mardi, en pleine séance de questions d'actualité à l'Assemblée Nationale on apprenait que le Ministre de l'Intérieur maintenait sa démission en déclarant au Progrès, le journal de Lyon:" Compte tenu des rumeurs et de la pression qu'il peut y avoir, je ne veux pas qu'une candidature demain puisse troubler la marche du ministère de l'Intérieur. Pour Emmanuel Macron, cette nouvelle crise n'en est toujours pas une.

De l'avis des deux tiers des sondés (64%) la façon d'être et le style d'Emmanuel Macron sont plutôt un défaut.

Le président français Emmanuel Macron a finalement accepté la démission de son ministre de l'intérieur, Gérard Collomb. Le porte-parole du gouvernement benjamin griveaux a assuré, ce mercredi après le Conseil des ministres, que le remplacement de Gérard Collomb était "l'affaire de quelques jours".

En filigrane, le départ de Gérard Collomb révèle donc quelques faiblesses du mouvement présidentiel et de la gouvernance Macron.

La passation de pouvoir, hier matin, avec Édouard Philippe, qui cumule donc, jusqu'à nouvel ordre, la fonction de premier ministre et de ministre de l'Intérieur, sentait l'improvisation.

C'est le Premier ministre Edouard Philippe qui va assurer l'intérim du ministre de l'Intérieur, parti à la reconquête de Lyon, "dans l'attente de la nomination de son successeur" place Beauvau, a annoncé l'Elysée peu après minuit.

Embarrassante pour tout le gouvernement, la séquence l'est a fortiori pour son Premier ministre.

Pour l'observateur attentif de la vie politique française, la démission de Gérard Collomb est autrement plus intéressante que celle de Nicolas Hulot. "Le départ de Gérard Collomb, qu'Emmanuel Macron a tenté de retenir en vain, est la " deuxième négation de l'autorité hiérarchique du président", analyse auprès de 20 Minutes Chloé Morin, chargée de projets internationaux chez IPSOS et directrice de l'Observatoire de l'Opinion de la Fondation Jean Jaurès". Il est mis devant le fait accompli, qui plus est par l'un de ses plus proches, un des fondateurs du macronisme. "Collomb bafoue ce principe", note Chloé Morin. Le premier ministre a pour sa part salué sobrement "la très grande culture" de Gérard Collomb, et le "caractère direct de l'expression", sans relever l'attaque sur l'action du président. "Et les macronistes le reconnaissent eux-mêmes, ils n'ont pas de réseau d'élus locaux suffisamment solide".

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