Trump avertit d'une "potentielle tragédie humaine" à Idleb — Syrie

04 Septembre, 2018, 14:59 | Auteur: Lynn Cook
  • Diplomatie syrienne un quart d’heure sépare la Syrie de la victoire sur le terrorisme

Mais pour Washington, attaquer cette province rebelle pourrait provoquer une "tragédie humaine" et l'Iran et la Russie commettraient une grave erreur humanitaire en prenant part à une telle opération.

Le président américain ajoute: "des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées".

Après sept années de guerre, Bachar el-Assad veut reprendre le contrôle de la province d'Idleb, à la frontière avec la Turquie, encore largement dominée par les rebelles et les djihadistes.

Les autorités de Damas amassent depuis plusieurs semaines des renforts aux abords de la province d'Idleb, dernier grand bastion insurgé dans le nord-ouest de la Syrie. Ne laissons pas cela se produire!

"L'Iran va demeurer un soutien du gouvernement syrien (.) et va poursuivre son rôle de conseiller et son aide pour la prochaine campagne d'Idleb", a indiqué à des journalistes le porte-parole de la diplomatie iranienne Bahram Ghassemi à Téhéran.

La province est dans le collimateur du régime et de son allié russe, qui visent particulièrement les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, un groupe dominé par les combattants de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. Elle cherche pour sa part à éviter un assaut qui provoquerait un nouvel afflux massif de réfugiés sur son territoire.

Cette mise en garde intervient suite à une étude menée par les Nations unies et certaines ONG présentes sur le sol syrien, et qui assure qu'une attaque pourrait rapidement être menée contre la région d'Idleb.

Depuis début 2017, Téhéran, Moscou et la Turquie ont soutenu des négociations dans la capitale du Kazakhstan, Astana, pour tenter de faire cesser les hostilités en Syrie. Depuis 2011, le conflit syrien a fait des millions de déplacés et de réfugiés, provoquant également, la mort de 350,000 personnes. La France a exprimé lundi "sa préoccupation au sujet d'une possible attaque".

La visite du chef de la diplomatie iranienne à Damas est intervenue quelques jours avant un sommet tripartite sur la Syrie qui doit réunir en Iran vendredi 7 septembre les présidents russe Vladimir Poutine, iranien Hassan Rohani et turc Recep Tayyip Erdogan.

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