Une professeure d'Harvard la compare à du "poison" — Huile de coco

24 Août, 2018, 18:55 | Auteur: Jonathan Ford

Selon eux, l'huile de noix de coco n'est pas du "poison", mais les données de l'American Heart Association (AHA) montrent que plus de 80% des graisses de l'huile de coco sont saturées - bien au-delà du beurre (63%), du gras de boeuf (50%) et du lard de porc (39%).

Par exemple, le site Web du chiropraticien et nutritionniste Josh Axe, un promoteur de l'huile de noix de coco, présente une étude publiée en 1985 dans le Journal of Toxicology and Environmental Health comme montrant que l'huile de coco peut stimuler la perte de poids. Cette déclaration a été faite par le Dr Karin Michels, professeure à l'École de santé publique d'Harvard aux Etats-Unis et directrice de l'Institut de prévention et d'épidémiologie des tumeurs à l'Université de Fribourg en Suisse, lors d'un discours intitulé: "L'huile de coco et autres erreurs nutritionnelles".Devant l'assemblée à l'université de Fribourg, le professeur Michels a déclaré que cette huile, extraite grâce à la chair de la noix de coco, était "l'un des pires ingrédients que vous puissiez ingérer" en raison de l'effet néfaste des acides gras saturés contenus dans celle-ci sur notre corps.

"Je ne peux que vous avertir d'urgence de l'huile de noix de coco", dit-elle. Une hérésie selon Karine Michels, professeure d'épidémiologie à l'université de Harvard.

Donald Hensrud de la clinique Mayo, recommande plutôt d'utiliser des huiles riches en acides gras mono-insaturés (y compris l'huile d'olive et l'huile d'avocat) et des huiles riches en acides gras polyinsaturés (comme l'huile de canola). Mais à choisir entre de l'huile d'olive et de l'huile de coco pour cuire vos aliments, préférez donc l'huile d'olive.

Tableau récapitulant la composition de l'huile de coco. Il est donc aisé de les identifier. L'huile de graines de lin, bien qu'inutilisable pour la cuisson, est riche en oméga-3, qui s'avèrent bénéfiques pour l'organisme. "Nous avons déjà tout ce qu'il nous faut à portée de main " explique-t-elle. L'universitaire dénonce la forte teneur en acides gras saturés du produit.

Une autre étude abondamment citée comme preuve que l'huile de noix de coco stimule le métabolisme, n'a en fait aucune prétention, affirme l'auteur de l'étude, Marie-Pierre St-Onge, de l'Université Columbia.

Les propos de Mitchels n'engagent pour le moment qu'elle, les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé concernant l'huile de coco conseillant seulement d'en faire un usage modéré, comme tout régime impliquant des acides gras saturés.

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