Le trou d'air se confirme — Croissance

30 Juillet, 2018, 00:59 | Auteur: Aubrey Nash
  • La croissance en petite forme au second trimestre

Les ménages ayant fléchi de 0,1% au deuxième trimestre, contre une hausse de 0,2% au premier.

L'Insee a fait état dans sa première estimation publiée vendredi d'une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) sur la période avril-juin, alors qu'après la hausse de 0,2% du premier trimestre, la plus faible enregistrée depuis l'été 2016, les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un léger mieux (+0,3%), tout comme l'Insee et la Banque de France.

L'acquis de croissance pour 2018, à savoir l'évolution du PIB si l'activité stagnait au cours des deux prochains trimestres, se situait à 1,3% au 30 juin.

Après une année 2017 qui avait connu une croissance robuste de 2,2 % (2,3 % en données corrigées des jours ouvrés), les clignotants passent à l'orange. L'organisme public prévoit 1,7% de croissance pour l'ensemble de l'année, la BdF étant légèrement plus optimiste avec 1,8%, s'attendant à une accélération marquée sur la deuxième partie de l'année.

Ce chiffre qui intervient après une légère hausse de 0,1 % du chômage ou encore la baisse de la production industrielle de 0,2 % en mai, confirme le trou d'air que traverse actuellement l'économie française.

Dans un contexte de stabilisation attendue de l'inflation, la consommation des ménages devrait rebondir au troisième trimestre avec un effet de rattrapage, tandis que le second volet de baisse des cotisations salariales en contrepartie de la hausse de la CSG, prévu en octobre, devrait prendre le relais au quatrième trimestre, explique-t-il.

C'est la vraie faiblesse. Ces mesures, associées à la hausse du pétrole, ont rogné le pouvoir d'achat des Français. Il y a le choc spécifique de la fiscalité.

Avec une croissance inférieure aux attentes, "la vraie question devient désormais celle du respect de l'objectif gouvernemental de réduire le déficit à 2,3% cette année", a déclaré M. Waechter, qui pense qu'il restera autour de 2,6%, comme l'année dernière.

Les trois mois à fin juin ont été marqués notamment par les grèves à la SNCF et Air France, dont l'Insee estimait avant l'été qu'elles auraient un impact négatif de 0,1 point de PIB "au plus".

La production totale de biens et services accélère légèrement au deuxième trimestre 2018 (+0,2 % après +0,1 %), tandis que la production manufacturière se replie de nouveau (-0,2 % après -1,0 %). Du coup, il faudrait laisser le déficit se creuser par rapport aux objectifs...

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