Macron-Benalla: l'enquête s'oriente sur les facilités de "l'homme du président"

27 Juillet, 2018, 17:57 | Auteur: Lynn Cook
  • Affaire Benalla: le député de Châteaudun Philippe Vigier demande des documents à l'Élysée

PARIS, 25 juillet (Reuters) - Alexandre Benalla, dont les agissements le 1er mai ont été sanctionnés par l'Elysée d'une mise à pied de 15 jours et d'une retenue sur salaire, a touché l'intégralité de son traitement en mai, a déclaré mercredi Patrick Strzoda, qui précise que cette sanction sera effective dans le cadre de la procédure de licenciement engagée à l'encontre de l'ex-chargé de mission.

Souvenons-nous, pour commencer, que Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée, avait affirmé jeudi dernier, au cours d'une allocution: "Il (Alexandre Benalla) a été mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire". Avant de préciser que "ses 15 jours de suspension feront l'objet d'une retenue sur les droits à congés qu'il avait en reliquat au titre de l'année 2017". Ensuite, parce qu'il est évident pour tout le monde que ce que Patrick Strzoda a accordé à Alexandre Benalla n'était pas de sa propre initiative mais répondait aux décisions prises au sommet.

"Il a de très nombreux jours de congés auxquels il a le droit".

Le salaire de Benalla s'élève à environ 6 000 euros nets par mois, selon un document gouvernemental. "Cette sanction vient punir un comportement inacceptable".

Patrick Strzoda et Édouard Philippe à l'Assemblée, Gérard Collomb au Sénat, les poids lourds du gouvernement ont été entendus par le Parlement. "Dans son solde avant licenciement ces congés ne seront pas payés", a insisté M. Strzoda, alors que la sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa lui demandait de produire la fiche de paie de M. Benalla pour le mois de mai.

Un élément le laisse à penser: la carte de visite d'Alexandre Benalla, diffusée dans les médias et sur laquelle on peut lire que le jeune homme de 26 ans était "adjoint au chef de cabinet du président de la République". Dit autrement: après avoir pris connaissance des vidéos montrant M. Benalla en train de frapper des manifestants, l'Élysée a choisi le 2 mai la plus douce des deux possibilités. "S'il y a eu une erreur d'appréciation de ma part, je l'assume ".

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