Alexandre Benalla sort du silence et reconnaît avoir "commis une faute"

26 Juillet, 2018, 13:29 | Auteur: Lynn Cook

Après s'être exprimé pour la première fois publiquement sur l'affaire Benalla mardi soir, dans un cadre privé face à des députés de LREM, Emmanuel Macron a poursuivi son offensive médiatique en s'adressant, mercredi soir, directement à des journalistes.

Pour Alexandre Benalla, l'affaire "est une façon d'attraper le président de la République par le colbac". "Le seul responsable de cette affaire c'est moi " a déclaré Emmanuel Macron, qui ajoute que " S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent le chercher, je réponds au peuple français ".

" On a essayé de m'atteindre, de me tuer, et c'était l'opportunité aussi d'atteindre le président de la République", explique le jeune homme de 26 ans.

Premièrement, l'hebdomadaire livre une information que le ministre de l'Intérieur s'est échiné à nier catégoriquement au cours de ses deux auditions parlementaires sous serment, à l'Assemblée puis au Sénat: selon les informations du journal qui cite un enquêteur de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), Alexandre Benalla avait le bras très long au sein des forces de sécurité, à tel point qu'il avait accès, selon ce témoignage, à "tous les télégrammes, à toutes les notes de service" de la police. "Il y a eu d'abord une phase de panique quand l'affaire a éclaté, d'où le silence", puis "une reprise d'initiative", selon ce spécialiste qui a requis l'anonymat. Un scandale qui ne s'arrête pas à ces seuls chefs d'accusation puisque des rumeurs font aussi état du statut très privilégié d'Alexandre Benalla auprès de l'Elysée. Mais il admet l'avoir acceptée pour assurer sa défense. Mis en examen depuis pour (entre autres) "violences en réunion", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés" et "recel de détournement d'images", Alexandre Benalla se retrouve aujourd'hui plus que jamais dans la tourmente.

" J'ai dit ce que j'avais à dire, c'est-à-dire que je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau". C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla.

Dès la fin de la manifestation du 1er mai, Alexandre Benalla affirme qu'en compagnie du major Mizerski, il "part à la Préfecture de police et on redescend en salle de commandement".

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