Poutine offre un ballon à Trump, très élogieux sur le Mondial

17 Juillet, 2018, 01:37 | Auteur: Lynn Cook

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est dit content du fait que Vladimir Poutine et Donald Trump avaient soulevé la question de la sécurité de l'Etat hébreu dans le cadre de leur entrevue d'aujourd'hui dans la capitale finlandaise.

Vladimir Poutine a offert un ballon de foot à Donald Trump lundi à Helsinki à l'issue d'un sommet où le locataire de la Maison Blanche n'a pas tari d'éloges sur l'organisation du Mondial-2018.

Au programme: un face-à-face avec leurs seuls interprètes, un déjeuner de travail avec leurs équipes et une conférence de presse commune.

Le tempétueux milliardaire américain, au pouvoir depuis 18 mois, affiche de longue date l'espoir de nouer une relation personnelle avec l'ex-officier du KGB, qui tient les rênes du pouvoir en Russie depuis 2000.

Peu avant la première poignée de main, il avait donné le ton dans un tweet pour le moins surprenant de la part d'un président américain.

Il a attribué les mauvaises relations entre Washington et Moscou à.

Sans surprise, ce message a ravi Moscou.

De la Syrie à la Crimée, nombre de diplomates et d'analystes redoutaient que Donald Trump ne fasse une série de concessions à l'homme fort du Kremlin. Quant à Vladimir Poutine il était hier au stade Loujniki pour la finale de la coupe du monde de football organisée en Russie. Le président américain est impatient de prendre ses distances avec ce conflit et de retirer les troupes américaines présentes sur place.

Donald Trump doit réaliser que "la Russie n'est pas notre alliée", a lancé le chef de file des républicains au Congrès américain Paul Ryan.

"Donald Trump continue de vendre les États-Unis à Poutine et à la Russie", "échouer à défendre les États-Unis est à la limite de la trahison", a renchéri le représentant Jimmy Gomez. Mais le format de la rencontre, comme son timing, faisaient du face-à-face d'Helsinki un rendez-vous à part.

Après une semaine en Europe - pendant la quelle il a critiqué ses alliés de l'Otan et mis en doute l'importance des relations entre Washington et Londres - Donald Trump a qualifié l'Union européenne d'"ennemie" des Etats-Unis, dans une interview dimanche.

"Sur certaines questions, il s'en tient à ses opinions", a-t-il poursuivi en citant à titre d'exemple la décision du président américain de quitter unilatéralement l'accord sur le nucléaire iranien.

Or, le sommet d'Helsinki est intervenu trois jours après qu'un grand jury américain eut inculpé 12 membres des services de renseignement russes pour avoir piraté les systèmes informatiques d'Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidentielle de 2016.

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