Des enfants de migrants mis en cage par l’administration Trump — États-Unis

21 Juin, 2018, 04:17 | Auteur: Lynn Cook
  • La police des frontières sépare les enfants des parents. – À quoi servent vos impôts. Dessin de Danziger États-Unis

"Ce qui arrive est tellement triste".

Donald Trump ne veut pas que les Etats-Unis deviennent un "camp pour migrants", ni un "centre de rétention pour réfugiés". "Je ne veux pas qu'ils arrêtent mon père, je ne veux pas qu'ils l'expulsent ", dit une voix féminine déchirée, tandis que des pleurs et cris d'enfants résonnent derrière, sur un enregistrement, qui daterait de la semaine dernière dans l'un de ces centres, diffusé ce lundi par le site d'investigation ProPublica.

Une politique inhumaine et barbareem> " J'ai vu des tonnes d'enfants massés ensemble dans de grands enclos grillagés ", a témoigné Chris Van Hollen, sénateur démocrate, après avoir visité un centre situé au Texas. Des mots retweetés par une autre ancienne occupante de la Maison Blanche, Michelle Obama. Selon l'éditorialiste du Washington Post Greg Sargent, "le changement n'est pas qu'une nouvelle règle a provoqué la séparation des familles (mais que) l'administration inculpe délibérément plus de familles en sachant parfaitement que plus d'enfants seront séparés de leurs parents". La ministre de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, a répondu que les rumeurs de mauvais traitements étaient fausses et que les enfants étaient bien traités.

Les autorités sous l'égide de M. Trump ont décidé au printemps de poursuivre systématiquement au pénal les étrangers entrés illégalement aux Etats-Unis, une possibilité offerte par une loi existante baptisée Immigration and Naturalization Act.

Pour l'administration Trump, l'équation est simple: plus question de relâcher des sans-papiers parce qu'ils ont été interpellés en compagnie de mineurs qui ne peuvent être détenus avec eux, dans l'attente de leur hypothétique retour devant le juge, comme c'était la pratique sous le démocrate Barack Obama. "Nous ne pouvons pas et n'allons pas encourager les gens à amener des enfants en leur donnant une vaste immunité face à nos lois", a encore déclaré lundi le ministre de la Justice Jeff Sessions.

"Cela me tient particulièrement à coeur (.) Nous n'aimons pas voir des familles séparées", a affirmé le président américain en signant le décret dans le Bureau ovale.

"Nous ne pensons pas que les familles doivent être séparées, un point c'est tout", a affirmé le chef des Républicains après avoir rencontré Donald Trump, dont la politique de "tolérance zéro" a conduit à séparer depuis début mai plus de 2.000 enfants migrants de leurs familles, à leur entrée aux États-Unis. Pour lui, il est inacceptable que la maison blanche prenne les enfants en otage pour faire avancer le débat sur la réforme migratoire.

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