"Violences" en marge de la manifestation du 1er mai à Paris — France

02 Mai, 2018, 00:52 | Auteur: Lynn Cook
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Ces "black blocs" ont ensuite jeté des projectiles, comme des pavés, sur les forces de l'ordre, déployés boulevard de l'Hôpital dans le 13e arrondissement de Paris, où ont eu lieu ces violents incidents. Un post sur Facebook appelle notamment à faire vivre une journée d'enfer aux forces de l'ordre.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a condamné "avec fermeté" les violences sur Twitter.

Rassemblés autour de banderoles comme "Premiers de cordée, premiers guillotinés" ou "Cette fois, on s'est organisé", ils criaient "Tout le monde déteste la police" ou encore, "Paris, debout, soulève-toi".

Au cours des heurts opposant les forces de l'ordre françaises et des personnes cagoulées à Paris ce 1er mai, une journaliste de la rédaction russe de Sputnik a été exposée au gaz lacrymogène dont la police a eu recours.

Les pompiers sont mobilisés afin d'éteindre les différents incendies provoqués sur le trajet des cortèges.

Un restaurant, une concession automobile et un engin de chantier ont été incendiés par des individus masqués et cagoulés sur le boulevard de l'hôpital, selon la même source.

Le syndicaliste dénonce l'absence de "contrôle en amont".

"Quand les exactions ont commencé, il y avait au moins un millier de personnes entre les black blocs et les forces de l'ordre". Les syndicats étudiant Unef et lycéen UNL sont aussi présents en tête de cortège. "On ne pouvait intervenir sans craindre de faire des dégâts collatéraux", a-t-il insisté. Des manifestants demandent pourquoi les forces de l'ordre n'interviennent pas. Une ligne de défense qui a d'ores et déjà été critiquée par une partie de l'opposition. La police a, elle, compté 20.000 personnes et 14.500 autres hors cortège syndical, dont les 1.200 "blacks blocs".

Dans la plupart des grandes villes, des milliers de personnes ont manifesté dans la matinée dans une ambiance bon enfant, à l'appel de la CGT, rejointe par Solidaires et la FSU et parfois par La France Insoumise, le NPA, le PCF ou Lutte ouvrière.

En voyage à Sydney, en Australie, le président de la République a été interrogé sur son déplacement en pleines manifestations du 1er Mai. Le syndicat avait dénombré 280.000 manifestants dans le pays l'année passée.