L'Ecosse adopte un tarif minimum pour l'alcool

02 Mai, 2018, 06:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Cette initiative qui vise à combattre les méfaits liés à l'alcool a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l'interdiction de fumer en public. (illustration

Désormais, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en-dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5% pas moins de 4,69 livres (5,2 euros).

Le prix de l'alcool avait nettement diminué ces dernières années en Ecosse, coûtant 60% moins cher que dans les années 80. Un de 50 pence par unité d'alcool, une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. S'exprimant lors d'une visite à la Royal Infirmary d'Édimbourg, elle a déclaré que "les yeux du monde seront en grande partie sur l'Ecosse, pas seulement aujourd'hui, mais que les avantages de cette politique commencent à être perçus et ressentis". " Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici", a déclaré à l'Agence France-Presse la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l'Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.

Cette initiative, qui vise à combattre les méfaits liés. Conséquence, les décès liés à l'alcool étaient en hausse: 1.265 en 2016, soit 10% de plus que l'année précédente. Fini l'alcool trop bon marché. D'après Nicola Sturgeon, "les whiskies haut de gamme pour lesquels l'industrie écossaise est si renommée ne figurent pas parmi les produits alcoolisés qui seront les plus touchés par les prix minimums". De plus, la mesure rend impossible les gros rabais sur les spiritueux et la bière que peuvent pratiquer la grande distribution. Mais il aura fallu des années pour qu'elle entre en vigueur. Mais finalement, l'agrément a été donné par la Cour suprême à Londres, estimant d'une part qu'il s'agissait d'un moyen proportionné pour atteindre un "but légitime", et d'autre part que la mesure ne contrevenait pas à la législation européenne. La bataille juridique a été âpre et a été menée jusqu'à la Cour européenne de justice. Malgré l'échec de son appel, un porte-parole de la SWA a déclaré que l'industrie avait travaillé " en coopération " avec le gouvernement pour mettre en œuvre la mesure.

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