Lancement lundi, dans l'Eure — Voitures-radar privées

24 Avril, 2018, 16:46 | Auteur: Lynn Cook
  • Des voitures radar privées flashent dans l’Eure depuis lundi 23 avril 2018

L'objectif est que ces véhicules soient 'opérationnels à l'été' pour la région, a précisé la délégation interministérielle, interrogée par un correspondant de l'AFP.

Et l'objectif est de déployer ce dispositif dans toute la France d'ici 2020, rapporte Le Parisien. Actuellement affectées aux gendarmes et aux policiers, ces voitures vont progressivement être transférées au privé, même si elles resteront propriété de l'État. L'idée est "d'augmenter la capacité de flasher", a précisé le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe. L'objectif assigné aux sociétés privées sera en effet de 08H00 par jour, tous les jours, y compris les jours fériés et la nuit, alors que le temps d'utilisation quotidien de ces véhicules est aujourd'hui de 01H30, selon la délégation.

Mais il n'y aura "pas de rétribution au nombre de flashs", a assuré Emmanuel Barbe. Une mission encadrée toutefois, puisque le gouvernement indique que les voitures devront suivre scrupuleusement l'itinéraire fourni par l'Etat et rouler selon les plages horaires prévu. Et seulement ceux-là. Les sociétés privées seront payées au forfait et non en fonction du nombre de PV distribués. "L'objectif n'est pas de gagner de l'argent", a assuré Emmanuel Barbe.

Certes, la marge technique de 10 km/h du radar fait que le flash ne pourra être déclenché qu'au-dessus de 90 km/h mais, comme le rappelle le site Radars-Auto.com, un différentiel de vitesse d'au moins 20 km/h entre la voiture-radar et la voiture flashée est nécessaire pour que le radar fonctionne correctement. Près de 50.000 km ont été parcourus lors de ces essais soit 900 heures de "roulage", selon l'Etat. Pour détecter les excès de vitesse, les véhicules auront des caméras à l'avant comme à l'arrière du véhicule. Ils ne circuleront en effet qu'avec leur chauffeur à bord, alors qu'actuellement un fonctionnaire conduit tandis que l'autre relève la vitesse maximum autorisée.

L'association 40 millions d'automobilistes a déposé un recours contre le dispositif dénonçant un moyen de "faire de la rentabilité" et annonçant d'ores et déjà des excès comme c'est le cas avec la privatisation du stationnement. La Ligue de défense des conducteurs affiche plus de 427.000 signatures à sa pétition contre cette externalisation.

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