Sept otages suisses libérés au Cameroun

05 Avril, 2018, 01:11 | Auteur: Lynn Cook
  • Cameroun: 18 otages dont 12 occidentaux libérés dans la zone anglophone

L'un d'eux avait été tué lors d'une opération de l'armée pour les libérer, "assassiné" par "les terroristes", selon l'armée.

Des soldats du Bataillon d'intervention rapide, à Bamenda, au Cameroun, le 17 novembre 2017.

Un communiqué du gouvernement a indiqué que 12 Européens et six Camerounais avaient été enlevés saisis par des sécessionnistes présumés.

La liste des otages ainsi libérés est constituée ainsi qu'il suit: cinq Italiens: Manfredini Enrico, Calderato Andrea, Miliardi Andrea Gi Carlo, Pontremoli Claudio Diego, Brini Gianfranco; et sept Suisses: Ruotolo Tiziana, Gereghetti Soldini Katia Emilia, Quattrini Silvana Carla, Soldini Fulvio, Rondelli Numa Carlo, Eggeman Alfred, Ghiringhelli-Vandone Athos.

Ils ont été enlevés par "une bande de terroristes" dans la localité de Moungo-Ndor, en se rendant au site de "Twin Lakes", deux lacs situés dans le secteur de Kupe Muanengumba.

Dans une déclaration à l'AFP, Cho Ayaba, le chef des Ambazonia Defense Forces (ADF), l'un des principaux groupes armés en zone anglophone, a démenti être à l'origine de l'enlèvement des touristes occidentaux.

C'est le second enlèvement recensé d'étrangers dans les régions anglophones du Cameroun depuis début 2018 et la dégradation sécuritaire dans ces zones, après celui, mi-mars, de deux ingénieurs tunisiens.

Les autorités disent avoir récupéré beaucoup d'armes et de munitions dans ces opérations ainsi qu'une importante quantité importante de drogue.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest regroupent les habitants anglophones du Cameroun, soit 20% de la population. La situation sécuritaire dans les zones anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, s'est considérablement dégradée depuis plusieurs semaines, les groupes séparatistes armés y multipliant les actions violentes. Il n'était pas possible de déterminer mercredi si, parmi les six Camerounais libérés, figurent le sous-préfet et le fonctionnaire enlevés en février à Batibo dans la région du Nord-Ouest. Depuis, les informations sur le conflit se sont raréfiées, le gouvernement communiquant peu sur les actions militaires. Les séparatistes, en lutte pour l'indépendance du Cameroun anglophone, ont demandé aux représentants de Yaoundé ainsi qu'aux forces de sécurité et de défense, de quitter leur territoire, les qualifiant de "forces d'occupation".

"Ce n'est pas dur: on ne sait rien, on ne sait pas combien de personnes fuient, où se passent les combats", a indiqué à l'AFP mercredi une source humanitaire. D'autres observateurs à Yaoundé parlent d'un bilan plus élevé.

Des élections - dont la présidentielle - sont prévues au Cameroun fin 2018.

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