En Centrafrique, un casque bleu mauritanien tué

05 Avril, 2018, 01:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Des soldats de la force centrafricaine en mouvement lors de la cérémonie officielle de départ des UPDF à Obo le 18 mai 2017

Par ailleurs, les casques bleus marocains de la MINUSCA ont mené une opération conjointe dans l'est du pays, samedi 31 mars matin au village de Koumbou, près de la ville d'Obo (située au sud-est du pays, près de l'Ouganda et du Soudan du Sud), afin de libérer plusieurs Centrafricains, pris en otage lors d'une attaque de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).

Selon le texte, " les casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d'échanges de tirs, un casque bleu a trouvé la mort, 11 autres ont été blessés et plus de 22 agresseurs Anti-Balaka ont été tués...

Leur libération s'est opérée après un échange de tirs entre les assaillants et les Forces armées centrafricaines (FACA), conjointement avec les Casques bleus marocains de la MINUSCA.

Notons qu'en même temps que les Casques bleus sont pris à parti à Bambari, au Km5 à Bangui, le contingent portugais de la Minusca a essuyé une attaque des auto-défenses.

Les Casques bleus ont "riposté ". Les blessés ont été évacués vers la capitale Bangui et la ville de Bria.

Indépendamment de cet incident, la Minusca a découvert, plus tard dans la matinée, les corps sans vie de 21 civils (13 hommes, 4 femmes et 4 enfants) près d'une église de Tagbara. " D'après les premières constatations, des armes traditionnelles ont été utilisées", selon un communiqué de l'ONU semblant implicitement désigner des machettes et armes blanches.

L'attaque contre la base de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) s'est produite à l'aube. "Ils ont été relâchés pacifiquement à la mission de l'ONU et ont passé la nuit à la base temporaire de l'ONU pour garantir leur sécurité", a affirmé M. Dujarric. " Une enquête sera diligentée afin de ne laisser aucune place à l'impunité", a-t-on ajouté de même source.

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement de l'ex-président François Bozizé par les milices de la Seleka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka.

Les groupes armés combattent notamment pour le contrôle des ressources.

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