Donald Trump veut retirer ses troupes de la région — Syrie

01 Avril, 2018, 03:13 | Auteur: Lynn Cook

Au cours de l'entretien à l'Elysée, Emmanuel Macron avait en effet redit son attachement à la sécurité de la Turquie mais prôné aussi un dialogue entre Ankara et les FDS, "avec l'assistance de la France et de la communauté internationale".

Emmanuel Macron souhaite aussi persuader d'autres pays européens de s'impliquer dans cette optique. L'année dernière, il a comparé les autorités allemandes et néerlandaises aux nazis pour avoir limité les manifestations pro-Erdogan lors d'une campagne pour un référendum afin de lui donner plus de pouvoirs. Juste avant, son vice-Premier ministre, Bekir Bozdag, avait lui aussi vivement critiqué la France.

"Nous espérons que la France ne prendra pas une telle mesure irrationnelle", a-t-il ajouté. Ils nous ont donné des assurances.

"Il est crucial, pour notre intérêt national, de maintenir une présence militaire et diplomatique en Syrie", avait déclaré le chef de la diplomatie américaine, finalement limogé mi-mars par Donald Trump en raison de divergences sur plusieurs dossiers.

Cela fait plus de deux ans et demi que nous sommes aux côtés des Etats-Unis et de la coalition.

Ankara n'a pas tardé à mettre en garde Paris à propos des Kurdes et de la Syrie. "Il a assuré les FDS du soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d'une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daech dans l'attente d'une solution politique au conflit syrien", selon l'Élysée.

Donald Trump a confirmé sa détermination à retirer la troupe américaine du territoire syrien.

Depuis 2015, Washington s'appuie sur la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) pour combattre en Syrie les djihadistes de l'État islamique.

La présidence a également déclaré que Macron proposait de servir de médiateur entre la Turquie et le SDF - une suggestion qu'Erdogan a rejetée. Qui êtes-vous pour parler de médiation entre la Turquie et une organisation terroriste? En sortant, elle a affirmé que la France allait intervenir militairement en Syrie. Et personne ne semble vouloir arrêter le président Erdogan. "J'ai été contraint de le lui faire remarquer, même si le ton a été un peu élevé", a déclaré le président turc, sans autre précision. "Ce n'est pas à quelqu'un de représenter nos forces armées comme quelque chose que nous ne trouvons pas acceptable".

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