Macron veut lutter contre la cyberhaine — Dîner du Crif

09 Mars, 2018, 01:50 | Auteur: Lynn Cook
  • Premier dîner du Crif pour Macron attendu sur la haine antisémite

Mercredi 7 mars, le président de la République a participé au traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). "Le chef de l'État a annoncé que les forces de l'ordre " seront mieux formées pour recevoir les plaintes pour racisme et antisémitisme ", et affirmé sa volonté de mener " cette année " au niveau européen " un combat permettant de légiférer pour contraindre les opérateurs à retirer dans les meilleurs délais " les contenus haineux d'Internet. Emmanuel Macron a dénoncé un " antisémitisme résurgent, profond ".

Une mission sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme sur Internet sera ainsi confiée par le gouvernement à Gil Taïeb, vice-président du Crif, et à l'écrivain franco-algérien Karim Amellal.

"Le Crif (.) a une responsabilité dans tout ce qui se passe à l'égard de la communauté juive dans la mesure où il a pointé du doigt pendant des décennies le Front national comme un adversaire et un danger pour la communauté juive et il était beaucoup plus tolérant par rapport à d'autres lobbies d'islam radical, d'associations de quartier radical etc.", a déclaré M. Aliot sur CNews.

Interpellé sur les ravages de cet "antisémitisme du quotidien", Emmanuel Macron a assuré qu'"il ne saurait y avoir le moindre abandon des familles juives de France". Le président Macron qui a donc écarté une fois de plus la possibilité d'une reconnaissance dans un futur proche par la France de Jérusalem comme capitale d'Israël, a tout même évoqué sa possibilité dans l'avenir, certains diront un petit pas pour la France mais un grand pas pour... "Il n'y a pas dans notre pays de police mémorielle et morale des éditions dans le sens où je dirais j'interdis la publication de ces écrits", a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron a laissé entendre qu'il désapprouvait le projet de l'éditeur, mais s'est dit "heureux" d'un tel débat.

"Pourquoi aujourd'hui, après tant d'agressions anti-juives, jeter de l'huile sur le feu?", a-t-il fait valoir.

" Les orphelins des déportés, ceux qui dans leur enfance ont connu et aimé les victimes de la Shoah n'ont pas tous disparus, ils sont encore debout". "Jérusalem est la capitale d'Israël", alors il ne voit pas de raisons d'attendre " pour reconnaitre cette réalité". Je l'ai dit à mon ami Donald Trump - parce que nous nous disons réciproquement que nous sommes amis, ce qui est vrai.

Emmanuel Macron a rétorqué que Donald Trump n'avait pas aidé le processus de paix avec sa décision du 6 décembre dernier, excluant de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël prochainement.

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