Nigeria : les parents des lycéennes disparues de Dapchi dénoncent des failles sécuritaires

26 Février, 2018, 03:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Aishatu Moses attend impatiemment sa prothèse de jambe

Des centaines de jeunes filles de l'internat de Dapchi, dans l'Etat de Yobe, se sont enfuies lors de l'attaque de leur école.

Cette tragédie a remis dans toutes les mémoires des évènements similaires survenus il y a quatre ans au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, lorsque 200 jeunes filles d'un lycée pour filles avaient été enlevées par Boko Haram à Chibok, dans le nord-est du pays. Selon le média local PM News, 111 élèves auraient été kidnappés.

Le groupe activiste nigérian, Bring Back Our Girls, a fait pression sur le gouvernement pour qu'il publie une liste de noms afin de clarifier le nombre d'élèves portés disparus. "Le pays entier est aux côtés des familles", a déclaré vendredi le président Muhammadu Buhari dans un communiqué. Les parents ont déclaré à la BBC qu'au moins 100 étudiantes n'ont pas été retrouvées.

Plusieurs d'entre eux, sans nouvelles de leurs enfants, avaient caillassé le convoi du gouverneur de l'Etat de Yobe, avant d'être pourchassés par les forces de sécurité, dans une ambiance électrique.

Le mouvement hors-la-loi Boko Haram essaie depuis 2009 de créer un Etat islamique dans le nord-est du Nigeria. Il avait également promis de libérer "les filles de Chibok" durant son mandat, et près d'une centaine ont depuis été échangées contre des prisonniers et d'importantes sommes d'argent.

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