Crise Corée du nord - USA : Pyongyang prête à discuter avec Washington

26 Février, 2018, 03:15 | Auteur: Lynn Cook
  • Le ministre de l'Unification Cho Myoung-gyon parle des relations intercoréennes devant des députés ce jeudi 22 février 2018

Dans un communiqué, la présidence sud-coréenne a indiqué que le président sud-coréen Moon Jae-in avait rencontré la délégation nord-coréenne qui avait salué l'amélioration des relations entre les deux Corées et entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.

Plus tôt dans la journée, la Maison Blanche avait annoncé de nouvelles sanctions américaines contre Pyongyang, les "plus importantes [.] jamais imposées au régime nord-coréen". Au cours des derniers mois, le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump se sont mutuellement attaqués, par des propos souvent provocateurs.

La réunion d'aujourd'hui est une grande surprise car le chef de la délégation nord-coréenne est un haut gradé militaire soupçonné d'avoir orchestré le naufrage du Cheonan en mars 2010, qui a tué 46 marins sud-coréens.

Kim Yong-chol (2e de la dr.) arrive le 25 février 2018 à la gare de Jinbu, dans le comté de PyeongChang, pour assister à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver 2018.

Washington a frappé la péninsule nord-coréenne.

Après deux années de montée des tensions, en raison de la fuite en avant de Pyongyang vers l'arme atomique, la Corée du Nord s'est lancée depuis dans une offensive de charme à destination de la communauté internationale lors de ces Jeux, que Séoul a vendus comme ceux "de la paix". Dans les faits, plusieurs entreprises de transports maritimes, permettant au régime communiste d'échapper aux sanctions et de s'approvisionner, ont été interdites de business sur le sol américain si elles continuaient de commercer avec Pyongyang. S'il n'est pas visé par les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, il est la cible des sanctions unilatérales sud-coréennes et d'un gel de ses actifs. "Nous avons déjà nos propres armes nucléaires, une épée de justice chérie pour nous protéger de ce genre de menace des Etats-Unis". Il a décrit Kim Jo-yong, la jeune soeur du dirigeant Kim Jong-un, comme un " pilier central du régime le plus oppressif et tyrannique de la planète ".

"Nous avons déposé des protestations officielles auprès des autorités américaines, et exigé que les États-Unis mettent fin à leurs pratiques erronées, afin d'éviter de porter atteinte à notre coopération bilatérale sur le dossier" nord-coréen, a-t-il indiqué.

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