Suspension de 28 athlètes russes annulée — Dopage

02 Février, 2018, 14:26 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Pardonnez-nous avant les JO 2018 Vladimir Poutine demande pardon aux sportifs propres

Vingt-huit des 42 sportifs russes ayant contesté leur suspension à vie ont vu leur sanction purement et simplement levée par le TAS, une décision immédiatement saluée par le Kremlin.

Forte réaction jeudi du Comité international olympique (CIO) à la décision du Tribunal arbitraire du sport (TAS) qui absout 28 des 43 athlètes russes suspendus pour dopage. Le comité olympique international "CIO" considère toujours ces athlètes comme impliqués dans le truquage des JO de Sotchi il y a quatre ans. Ne pas être sanctionné ne confère pas automatiquement le privilège d'une invitation.

Rappel: Entre le 1er novembre et le 22 décembre 2017, le CIO avait sanctionné 43 sportifs russes pour avoir bénéficié du système de dopage institutionnalisé mis au jour en Russie entre 2011 et 2015, et surtout pendant les Jeux de Sotchi de 2014. "Si le CIO ne les accepte pas, nous soutiendrons leur cause devant le TAS ou toute autre instance légale", a lancé Vitali Moutko.

Le vice-Premier ministre russe, lui-même accusé par le rapport McLaren d'avoir été un maillon essentiel du système de dopage d'Etat russe, s'est dit certain que "les sportifs qui sont prêts, qui se sont qualifiés et ont fait les minimas dans leur sports, participeront aux jeux Olympiques en Corée". Elle a également retiré 13 des 33 médailles obtenues par la Russie en 2014. La décision du TAS "confirme que beaucoup de ceux qui ont été condamnés sont des sportifs propres", a réagi le ministre russe des Sports, Pavel Kolobkov, cité par l'agence de presse R-Sport. Que les athlètes blanchis aillent ou non à Pyeongchang, la décision n'est de toute façon pas sans conséquence pour eux et pour le sport russe: plusieurs titres olympiques de Sotchi seront réattribués à leur propriétaire initial, comme Alexander Legkov en ski de fond ou Alexander Tretiakov en skeleton, et ces 28 pourront s'ils le souhaitent reprendre la compétition après les Jeux.

Le TAS a estimé que les preuves étaient "insuffisantes" pour établir les cas de dopage à l'encontre de ces sportifs soupçonnés d'avoir profité d'un système de dopage d'État qui vaut à la Russie d'être suspendue des JO d'hiver. Elle pose les limites des enquêtes policières dans la lutte antidopage, en considérant qu'un ensemble d'éléments concordants ne constitue pas une base suffisamment solide pour une suspension.

Recommande: