Au revoir la ligne Montpellier-Perpignan — LGV

02 Février, 2018, 14:58 | Auteur: Aubrey Nash
  • OCCITANIE- LGV OCCITANIE: SACRIFIEE SUR L’AUTEL DES COMPROMIS POLITICIENS

Philippe Duron, président du Conseil d'orientation des infrastructures remet aujourd'hui, au gouvernement son rapport sur les grandes infrastructures à réaliser dans les dix ans en France: y figure la ligne TGV Bordeaux-Toulouse, mais pas la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. Ce premier scénario condamne de nombreux grands projets d'infrastructure, permettant à peine de rénover l'existant.

La deuxième hypothèse est beaucoup plus favorable aux grands travaux puisqu'elle fixe un budget d'environ 60 milliards pour l'État, toujours sur 20 ans. Enfin, le troisième, est très volontariste en matière d'engagements de travaux mais sa facture totale s'élève à 80 milliards d'euros, ce qui est très exigeant (et contraignant) pour les finances publiques.

La construction de celui-ci pourrait avoir lieu à trois périodes différentes. Même si le projet de ligne à grande vitesse entre les deux grandes villes du sud-ouest de la France sera bien réalisé, le rapport du Conseil d'orientation propose de saucissonner la réalisation des infrastructures en espaçant les travaux dans le temps.

"Notre détermination et notre mobilisation pour faire aboutir le projet de LGV Bordeaux-Toulouse restent intactes" concluent-ils.

Pour financer les projets, le principe recommandé par le COI est de "rapprocher les coûts des utilisateurs": augmentation de la taxe sur les carburants TICPE pour la route, écotaxe new look, péages urbains, augmentation des prix des billets de transport... Pour le président du COI, " il ne s'agit pas de ramener la vignette de 1954 sur l'ensemble des véhicules mais de reprendre une proposition qui avait été faite par une grande organisation patronale de transporteurs, laquelle consiste à dire: plutôt que d'avoir une taxe kilométrique comme c'était le cas avec la taxe poids lourds, ayons une taxe forfaitaire qui s'exprime au travers d'une vignette raisonnable ". "Les transporteurs étrangers seront concernés de la même manière que les transporteurs français alors qu'actuellement, ils échappent complètement aux charges de rénovation des voies routières ". "Elle rapporterait chaque année, 320 millions d'euros, pour les seuls poids lourds" a évoqué l'ex-député Philippe Duron, dans un entretien au Parisien.

La ministre des Transports Elisabeth Borne doit annoncer ses choix fin février, un calendrier de réalisation de tous ces projets devant être inscrit dans une loi d'orientation des mobilités, promise pour avril. Le Parlement aura ensuite le dernier mot.

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