Les chibanis réclament justice — SNCF

01 Février, 2018, 00:34 | Auteur: Lynn Cook
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Les avocats des parties consulteront plusieurs arrêts avant de communiquer la décision, sans pouvoir donner dans l'immédiat le montant total des éventuels dommages et intérêts. "C'était une longue bataille, mais nous avons gagné", a-t-il ajouté".

En septembre 2015, la SNCF avait été condamnée pour discrimination dans la quasi-totalité des dossiers. "C'est un grand soulagement, une grande satisfaction", a-t-elle commenté.

En appel, en Mai dernier, les avocats de la société nationale de transport ferroviaire ont nié toute différence de traitement, expliquant, dans leurs plaidoiries, que, dans la mesure où ils étaient "sans qualification", ces cheminots n'avaient "qu'une très faible chance, d'arriver à une position cadre". Les premiers recours aux Prud'hommes remontent à plus de 12 ans. Mais à cause justement de leur situation de contractuels, ils n'ont pas pu bénéficier du statut particulier des cheminots, plus avantageux et relevant d'une caisse de retraite spécifique. Pour l'heure, l'entreprise n'a pas évoqué un pourvoi en cassation. "La direction de la SNCF ne sort pas grandie de cette affaire", écrit-il dans un communiqué. La Cour d'appel de Paris leur a ainsi rendu justice.

Ce n'est pas l'avis du Défenseur des droits qui avait pointé, par la voix de son représentant, une discrimination "organisée, statutaire" qui n'est pas sans lien avec "notre histoire coloniale".

La cour d'appel de Paris vient de confirmer ce mercredi 31 janvier les condamnations pour les différents préjudices subis par les Marocains que ce soit pour leur carrière, la retraite, la formation ou encore l'accès aux soins.

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