Les agriculteurs manifestent sur la rocade, la circulation très perturbée — Toulouse

01 Février, 2018, 00:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Manifestation d'agriculteurs à Toulouse: tracteurs sur le périphérique

Après une journée d'opérations escargots sur les accès de la ville et de blocage du périphérique toulousain les agriculteurs de Haute Garonne ont repris le chemin de leurs exploitations en début de soirée non sans provoquer de nouveaux bouchons dans l'agglomération. L'aire urbaine de Toulouse, siège mondial d'Airbus, compte plus d'1,2 million d'habitants.

Trafic très perturbé. "On attend entre 120 et 140 tracteurs" roulant au ralenti, a déclaré Christian Mazas, porte-parole de la FDSEA de Haute-Garonne.

Les perturbations autour de la capitale régionale ont démarré peu après 6 h 30, avec l'arrivée d'une centaine de tracteurs, d'abord via les autoroutes A64 depuis Tarbes au sud et l'A68 depuis Albi au nord-est.

"Nous dénonçons le refus de dialogue et l'absence de transparence de l'Etat", ont protesté la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) de Haute-Garonne dans un communiqué commun.

La réforme européenne des zones agricoles défavorisées dites simples doit être validée au 15 février et entrer en vigueur au printemps. Ses organisations syndicales veulent protester contre la carte des futures zones agricoles défavorisées, qui devrait réduire le nombre de communes éligibles à certaines aides européennes. "C'est intolérable! nous ne serons pas floués encore une fois, nous ne lâcherons rien". A l'issue d'une réunion en préfecture dans l'après midi ils ont obtenu l'assurance d'un rendez vous ce vendredi matin à Paris avec Stéphane Travert le ministre de l'agriculture.

Les agriculteurs sont à nouveau mobilisés pour exprimer leur opposition à la modification des zones agricoles défavorisées et demandent à ce qu'une discussion soit engagée avec le ministre de l'Agriculture. Ils protestent toujours contre le redecoupage des zones défavorisées. Début 2017, la Haute-Garonne comptait 400 communes classées. La région Occitanie a également fait part de son soutien aux agriculteurs, "afin de permettre à nos éleveurs de continuer à exercer leurs métiers".

Vincent Labarthe, vice-président de la région, a estimé dans un communiqué qu'il ne restait "plus qu'une quinzaine de jours pour trouver les solutions qui permettront d'éviter la fracture agricole et territoriale et garder des régions françaises riches de leur diversité".

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