Nanoparticules dans la nourriture et les cosmétiques : l'UFC-Que Choisir porte plainte

24 Janvier, 2018, 11:20 | Auteur: Aubrey Nash
  • M&M’s Ducros Sanex… Ils ne vous disent pas que leurs produits contiennent des nanoparticules

Si la taille des nanoparticules est infinitésimale, le doute sur leur impact sanitaire et environnemental est, lui, gigantesque.

Par ailleurs, l'UFC-Que Choisir demande à la DGCCRF et au Ministère de l'Économie de publier la liste des produits alimentaires et cosmétiques silencieux sur la présence de nanoparticules, de poursuivre les fabricants en infraction avec la réglementation et enfin de maintenir durablement les investigations sur le sujet.

Après avoir épinglé la présence de dioxyde de titane dans les médicaments, l'UFC-Que Choisir annonce aujourd'hui, au vu des résultats de plusieurs tests labo basés sur la présence de nanoparticules (à paraître ce jeudi dans le nouveau numéro de l'UFC-Que Choisir), déposer 9 plaintes contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques pour non-respect de l'obligation légale de signalement sur l'emballage.

Dioxyde de titane -TiO2, additif E171 utilisé pour blanchir et intensifier la brillance de confiseries ou dentifrice-, dioxyde de silicium ou encore oxydes de fer et de zinc (colorants): "100% des produits analysés contiennent des nanoparticules", selon le communiqué. Pis, " pour six produits, les additifs/ingrédients sont intégralement sous forme nanométrique sans que le consommateur n'en soit le moins du monde informé! " Parmi les 16 produits passés au crible, seuls trois, mentionnent cette présence sur l'emballage contrairement à l'obligation légale..."

Sur cette "liste noire des produits taisant la présence de nano" figurent des produits de marques connues comme les "M&M's Peanuts", le dentifrice "Aquafresh triple protection+blancheur", le déodorant "Sanex Natur 48 " h, le stick à lèvres nourrissant "Avène Cold Cream", un mélange d'épices "Ducros" ou encore la crème solaire "Lavera 100% minérale SPF30".

"La procédure est en cours pour demander aux fabricants de ces produits de se mettre en conformité", a indiqué mardi à l'AFP Alexandre Chevallier, directeur de cabinet adjoint à la DGCCRF, assurant que l'enquête se poursuivrait en 2018. KG (crème solaire), Aeva (stick 0 lèvres nourrissant), Coty (Gloss de chez Bourjois) et GlaxoSmithKline (dentifrice Aquafresh).

La Fédération française des entreprises de la beauté (Febea) a de son côté argué d'une réglementation européenne qui n'impose la mention "nano" que sous "deux conditions". Et, réduites à l'état de nanomatériaux (c'est-à-dire à une taille de 100 milliardièmes de mètres), elles peuvent devenir toxiques, estime l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

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