Libérations d'opposants pour Noël — Venezuela

26 Décembre, 2017, 00:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Libérations d'opposants pour Noël — Venezuela

La mesure a été décidée pour Noël, sur recommandation de l'Assemblée nationale constituante (ANC) préconisant la remise en liberté de plus de 80 d'entre eux. Cet organisme est chargé d'enquêter sur les mouvements de protestation au cours desquels ces personnes ont été arrêtées. Certaines d'entre elles sont incarcérées depuis les manifestations de 2014 contre le chef de l'État -qui ont fait 43 morts- tandis que d'autres le sont depuis les protestations de rue du printemps 2017, qui ont fait 125 morts.

Le sort des opposants incarcérés a fait l'objet de négociations entre le gouvernement et la coalition de la Table de l'unité démocratique (MUD, opposition) qui se sont récemment déroulées en République dominicaine, les deux parties cherchant à trouver une solution pour sortir le Venezuela d'une profonde crise politique et économique.

Une troisième session de discussions pour libérer des opposants est prévue les 11 et 12 janvier prochain. Ces groupes parlent de prisonniers politiques, un statut rejeté par le président vénézuélien, Nicolas Maduro, qui affirme que ces militants sont légalement détenus pour violence et subversion.

Un ton qui n'a pas du tout plu à Caracas qui, en plus du diplomate brésilien, a décidé aussi d'expulser le chargé d'affaires du Canada, Craib Kowalik, "pour son intrusion permanente" dans les affaires internes du Venezuela. Le diplomate canadien Craig Kowalik a ainsi été déclaré persona non grata au Venezuela, qui lui a retiré son accréditation diplomatique et lui a interdit de revenir dans le pays. "Si elle se confirme, cette décision démontre, une fois de plus, le caractère autoritaire de l'administration de Nicolas Maduro et son manque de volonté pour tout type de dialogue", a souligné le ministère brésilien des Relations extérieures dans un communiqué relayé par la MAP. Suite à l'annonce, hier, de l'expulsion de son ambassadeur à Caracas, Brasilia a promis, aujourd'hui, des mesures de réciprocité.

Mais Alfredo Romero a reproché au gouvernement de Nicolas Maduro de ne pas avoir accordé une amnistie générale aux quelque 270 militants de l'opposition qui seraient actuellement en détention au Venezuela. Le Mercosur - qui regroupe l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay au sein d'un marché de 300 millions d'habitants -, a suspendu en août dernier le Venezuela pour ses défaillances dans le respect des droits de l'Homme.

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