Le pronostic de 6 blessés encore engagé — Bus scolaire

17 Décembre, 2017, 00:59 | Auteur: Lynn Cook
  • Collision mortelle à Millas: le passage à niveau au coeur de l'enquête

Voici ce que l'on sait. Toutes les victimes n'avaient pas pu être identifiées dans un premier temps en raison de l'extrême violence du choc, les autorités parlant de "véritables scènes de guerre".

Cinq enfants sont décédés.

Tous les enfants venaient du même endroit: Saint-Féliu-d'Avall, une bourgade d'un peu plus de 2.000 habitants située à quelques kilomètres de Millas.

L'identification des victimes a été très difficile, tant le choc a été violent.

L'accident a fait cinq morts et quinze blessés parmi les élèves transportés, ainsi que quatre autres blessés. Mais elle était terminée le 15 décembre au matin, et les familles ont finalement toutes été informées. Les témoignages sur le fonctionnement de ce passage à niveau, une structure de type classique dotée d'une signalisation automatique et de deux barrières, sont contradictoires à ce stade de l'enquête. Telle sera la principale question à laquelle devront répondre les enquêteurs, qui interviennent dans le cadre d'une enquête pour "homicides et blessures involontaires" confiée à la BR de gendarmerie de Perpignan assistée de la SR de Montpellier.

La SNCF s'est déclarée vendredi "choquée par les accusations" formulées par l'employeur de la conductrice de l'autocar entré en collision jeudi avec un TER, qui a assuré que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes au moment du franchissement. Le procureur a fait état de témoignages qui "vont majoritairement dans le sens de barrières qui étaient fermées" au passage à niveau traversé par le véhicule avant qu'il ne soit littéralement coupé en deux par le train. Si celui de la conductrice corrobore les déclarations de certains témoins, selon lesquels les barrières auraient été levées au moment du drame, le conducteur du train affirmerait le contraire.

Selon, il n'y a "aucun élément tangible de preuve".

Le procureur de la République de Marseille a en effet expliqué vendredi que la scène de l'accident avait été passée sous laser-scanner, grâce à une technologie déjà utilisée après la collision d'Allinges (Haute-Savoie) en 2008, le déraillement d'un train en 2014 à Annot (Alpes-de-Haute-Provence), le carambolage mortel à La Roche-sur-Yon et l'attentat de Nice en 2016, comme le souligne Le Parisien.

"On ne sait pas pourquoi le bus s'est arrêté sur les voies. (...) Il est trop tôt aujourd'hui pour expliquer la manière dont s'est passé cet accident".

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