La Ligue arabe met en garde l'Iran

21 Novembre, 2017, 01:05 | Auteur: Lynn Cook
  • Le chef de la diplomatie saoudienne Adel al Jubeir à la réunion de la Ligue arabe au Caire le 19 novembre 2017KHALED DESOUKI

Ce communiqué accuse également le Hezbollah et les Gardiens de la révolution iraniens "de financer et d'entraîner des groupes terroristes à Bahreïn". Khalifa a appelé les pays comme le Liban où le Hezbollah est un "partenaire du gouvernement à prendre leurs responsabilités".

Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Sabri Bachtobji, a assuré, dimanche 19 novembre au Caire, devant la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue des Etats arabes, que la Tunisie se tient aux côtés de l'Arabie Saoudite et du Bahreïn.

Ryad a accusé Téhéran, qui dément, de fournir des équipements militaires clandestinement aux rebelles yéménites.

L'Arabie saoudite a réclamé cette réunion de la Ligue arabe pour discuter "des moyens de contrer les interventions iraniennes dans les pays arabes et ses atteintes à la sécurité et à la paix". "Garder le silence face aux agressions iraniennes à travers ses agents dans la région ne rendra aucune capitale arabe à l'abri des missiles balistiques", a dit M. Jubeir.

La Ligue arabe a adopté dimanche une déclaration condamnant le "tir de missile balistique de fabrication iranienne depuis le Yémen" le 4 novembre, en dénonçant une "agression flagrante". Là aussi, Téhéran a démenti toute implication. Ce royaume allié de l'Arabie saoudite a pour sa part pointe du doigt le Hezbollah, estimant que le parti qu'il qualifie de "terroriste" est actif non seulement au Liban mais qu'il "traverse toutes les frontieres de nos nations" et qu'il constitue une "menace pour la sécurité nationale arabe". Une allusion au missile lancé le 4 novembre contre Riyad, par les rebelles houthistes pro-iraniens du Yémen, en représailles aux bombardements de l'aviation saoudienne. L'ensemble de la classe politique libanaise, ainsi que de nombreux analystes, ont estimé que l'Arabie saoudite avait forcé Saad Hariri à démissionner, pour mettre un terme à son rapprochement avec Hezbollah, dont des membres figurent au sein du gouvernement libanais d'union nationale.

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