La France accueille les premiers réfugiés évacués de Libye

21 Novembre, 2017, 02:09 | Auteur: Lynn Cook
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Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye menée par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, qui espère pouvoir renouveler ce type d'opérations. Ces réfugiés, arrivés à Niamey le 11 novembre, devraient gagner l'hexagone "au plus tard en janvier", d'après le ministère de l'Intérieur. Un pays où les 25 personnes subiront une évaluation sécuritaire (par crainte d'infiltration " malveillante) avant d'avoir droit à une vie normale grâce à une prise en charge du pays hôte. Le chiffre de 25 personnes peut sembler dérisoire par rapport aux 44 000 réfugiés enregistrés par le HCR en Libye.

"Parmi eux se trouvaient 15 femmes, six hommes et quatre enfants, qui ont fui la persécution et/ou un conflit en Érythrée, en Ethiopie et au Soudan du Sud", a dit à Reuters Louise Donovan, chargée des relations extérieures du HCR au Niger.

Le HCR avait présenté à l'Ofpra une liste de personnes qui nécessitait un besoin de protection.

A leur arrivée en France, ces refugiés seront hébergés dans un premier temps dans une structure collective "le temps de leur donner un certain nombre de clés sur la vie en France ", précise la Direction générale des étrangers en France (DGEF), qui coordonne l'opération de réinstallation.

Cette action de l Ofpra intervient dans un contexte où des migrants sont vendus comme esclaves aux enchères en Libye, où règne le chaos, et qui a provoqué une forte émotion, suscitant des réactions indignées à travers le monde. "C'est d'abord une manière de sauver des personnes qui sortaient d'un véritable enfer, avec des tortures, des viols, des enlèvements d'enfants", a ajouté M. Brice. Après ce sas de quelques mois, une nouveauté dans les processus de réinstallation, ils seront orientés vers des logements classiques.

La France s'était d'ailleurs engagée à accueillir 3.000 réfugiés qui se trouvent au Tchad et au Niger d'ici 2019.

Fanous, Erythréenne de 20 ans, (les prénoms ont été changés), a connu les centres de rétention en Libye où "on vous frappe et on ne vous donne pas à manger". Leur simple évocation la fait fondre en larmes.

Avec cette évacuation, "on a fait des miracles", assure Alessandra Morelli, responsable du HCR à Niamey. Mais il a aussi fallu mettre à contribution les autorités nigériennes, la Croix-rouge, l'OIM (Organisation internationale pour les migrations).

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