Le Sénégal élu au conseil des droits de l'homme de l'ONU

18 Octobre, 2017, 00:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président Congolais Joseph Kabila lors de la 72ème session des Nations unies GETTY IMAGES

Contre toute attente, la RDC est allée au-delà des prévisions en glanant 151 voix en sa faveur alors que la majorité absolue oscillait autour de 97 voix seulement. Les trois autres candidats africains, en l'occurrence l'Angola, le Sénégal et le Nigeria ont respectivement obtenu 187, 188 et 185 voix. Washington s'est opposé vainement à la candidature de Kinshasa. Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Léonard Shé Okitundu, considère cette victoire comme celle de Joseph Kabila dont il salue la détermination de voir la RDC participer aux décisions de cette institution onusienne chargée des droits de l'Homme. Une démarche soutenue, au départ, par les États-Unis qui avaient également appelé au retrait de la candidature de la RDC au Conseil des droits de l'homme.

Les membres du Conseil des droits de l'homme des Nations unies ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des libertés dans le monde. En dépit de cette élection, l'Asadho redoute une détérioration de la situation des droits de l'Homme dans le pays, à l'approche de décembre 2017 fixé pour la tenue des scrutins d'après l'accord de la Saint-Sylvestre.

La crédibilité du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU est un peu plus affaiblie. "Les forces de sécurité gouvernementales sont soupçonnées d'être responsables de la plupart des violences dans la région du Kasaï où près de 90 fosses communes ont été recensées, montrant que la RDC ne mérite pas un siège", s'est indigné, dans un communiqué, Louis Charbonneau, directeur à New York de l'ONG Human Rights Watch.

Répondant à Nikki Haley, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, a invité l'ambassadrice à visiter la RDC pour mieux connaître le pays, et à ne pas se limiter aux déclarations des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme. Il est triste, a-t-il ajouté, " que les membres de l'ONU n'aient pas été plus sélectifs " dans leur choix.

Un exercice d'équilibriste délicat pour la ministre selon qui la RDC n'aurait pas accepté que des enquêteurs arrivent dans le pays s'il avait quelque chose à cacher. L'avenir nous le dira.

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