Un nouveau logement proposé à la mère et ses filles menacées — Perpignan

06 Octobre, 2017, 00:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Une famille a lancé un appel à l'aide sur les réseaux sociaux déclarant être terrorisée par des voisins violents

Visiblement limitées dans leurs déplacements, cette mère et ses quatre filles de 13, 15, 18 et 21 ans ont lancé leur appel à l'aide sur la toile, et celui-ci d'avoir été partagé par des proches sur les réseaux sociaux. "Quand on passe la porte, ils sont là, à nous agresser, nous insulter et à nous menacer de mort". Cet asile d'un mois avait cependant été stoppé net: elles ne remplissaient pas les conditions d'accueil.

Un nouvel appartement à Saint-Assiscle a été proposé mardi à la mère et ses 4 filles qui affirment être recluses chez elles depuis plusieurs jours à Vernet-Salanque car harcelées et menacées par des voisins.

À Rome, on ne peut plus vivre comme les Romains!

L'une des filles, la plus âgée, a même tenté de se suicider face à cette situation dramatique.

"Si on sort ils vont nous tuer". La famille n'a pas encore accepté cette proposition de relogement, préférant rompre avec la vie de quartier.

Chez nous, il y a les drames exceptionnels - quoique de moins en moins -, liés à une certaine diversité culturelle hégémonique, que sont les attentats, mais il y a aussi les drames anonymes, qui ne bénéficient pas de l'attention médiatique et adviennent dans le silence d'une société de plus en plus amorale, sans paraître émouvoir outre mesure ceux qui sont censés protéger les citoyens en danger. Pour survivre, cette famille se fait aider par des personnes du secteur qui leur amènent à manger.

En effet, leurs trois voitures ont été cassées et le compteur électrique a également été saccagé. J'ai mis un an à bosser 7/7 pour pouvoir me la payer et je n'ai plus rien. Si on passe en jupe, on se fait traiter de pute. Ils ont tiré des coups de feu en l'air vendredi dernier et ils ont dit qu'ils allaient nous tirer dessus.

La mère assure que cela ne semble pas calmer ses voisins qui continueraient de les provoquer. Nous sommes assiégées. Ils disent que l'on n'a pas le droit de rester là. Mais, quand on sera parti, ce sera une autre famille qui vivra la même chose. Elles auraient choisi de porter plainte. "Mon frère qui habite à côté est enfermé chez lui. ils ont dit qu'ils allaient lui briser les côtes", a ajouté la mère qui a prévenu "la police, la police municipale, (.) le maire, le préfet, le procureur, l'office HLM". Rien n'est fait. Personne n'est interpellé. "Je ne vois pas comment on peut en sortir".

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