Des bombardiers américains près de la Corée du Nord

26 Septembre, 2017, 02:02 | Auteur: Lynn Cook
  • WASHINGTON JUGE

Ce séisme survient alors que les tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis à propos du programme nucléaire nord-coréen sont à leur comble, alimentées par une escalade verbale entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump. Cette déclaration a été faite après que le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-hoe a menacé les États-Unis d'abattre leurs bombardiers stratégiques même s'ils n'enfreignaient pas l'espace aérien de la Corée du Nord.

Le décret présidentiel ouvre la voie à des mesures qui pourront à l'avenir cibler notamment des banques, un moyen de faire pression sur la Chine pour qu'elle lâche définitivement Pyongyang.

Donc si Trump évoque pour la deuxième fois une destruction totale de la Corée du Nord, et cette fois-ci devant le forum onusien, cette évocation vise plus à mettre dans l'embarras certains milieux bellicistes influents au sein de l'État profond US que mettre une quelconque pression sur Kim Jong-un dont le régime n'a aucunement peur d'une guerre le délivrant d'un blocus sans précédant dans l'histoire.

Washington y a ajouté de nouvelles sanctions économiques unilatérales le 21 septembre. C'est pratique courante en Corée du Nord, avec la plupart des insultes à l'encontre des dirigeants américains. En déplacement à New York, le ministre des Affaires étrangères nord-coréen a pris la parole devant des journalistes. "L'hystérie militaire mène non seulement à l'impasse mais aussi à la catastrophe", a-t-il prévenu. Car le seul qui puisse contraindre aujourd'hui la Corée du Nord est le leader chinois, Xi Jinping.

Après avoir rencontré ses homologues et alliés japonais et sud-coréen Donald Trump devrait annoncer les nouvelles cibles américaines afin de "résoudre la crise avec la Corée du Nord ", et en l'occurrence il pourrait s'agir des banques chinoises qui ont des échanges financiers avec Pyongyang.

"Comme toujours, je porterai une attention particulière à ce que nos voisins et amis américains ont à dire, a soutenu M. Trudeau". Les Américains, perplexes, se sont donc mis à googliser le mot mystérieux: "dotard" est un mot rarement utilisé dans l'anglais, plus rare encore que "trump" (qui signifie "atout" en anglais) avant l'élection de Donald.

Le président américain a aussi annoncé que la Chine lui emboîterait le pas. "S'il se fait l'écho des pensées de Little Rocket Man ("le petit homme à la fusée", sobriquet déjà utilisé par Trump pour qualifier Kim Jong-un, NDLR), ils ne seront plus là pour très longtemps!", a posté sur son compte Twitter personnel l'occupant de la Maison Blanche, dans un style direct et menaçant qui est devenu une sorte de marque de fabrique de ses nombreuses sorties sur le site de microblogging. Elles sont sans doute d'origine naturelle, croit savoir l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO).

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