Indemnité d'éloignement. 2.100 CRS se rendent indisponibles contre sa fiscalisation

22 Septembre, 2017, 00:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Des CRS durant une manifestation contre la loi travail le 15 septembre à Paris

Ils s'insurgent aussi contre un projet du gouvernement visant à soumettre une indemnité aux prélèvements sociaux.

" L'intersyndicale déplore l'absence de dialogue social et de prise en compte de ce dossier par M. Gérard Collomb ", ont écrit les secrétaires généraux d'Alliance, Jean-Claude Delage, d'Unité-SGP-FO, Yves Lefebvre et de l'Unsa-Police, Philippe Capon, dans un communiqué.

"Il y a un ras le bol général du manque de reconnaissance".

Pour leurs dirigeants, le différend actuel n'est qu'une des composantes du malaise des compagnies de CRS, chargées avec les gendarmes mobiles du maintien de l'ordre sur le territoire national.

Les syndicats revendiquent que l'Ijat (indemnité journalière d'absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

Dénonçant une situation de sous-effectif et des périodes de repos trop courtes entre des vacations, les CRS sont fortement sollicités, et ce depuis les quasi-émeutes des manifestations contre la loi Travail en 2016. D'un montant de 39 euros journaliers, l'Ijat constitue un important revenu complémentaire pour les CRS, et on comprend qu'ils peinent à s'en séparer.

Alors de que nombreux défilés contre la réforme du code du Travail proposée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont organisés partout en France ce jeudi, entre 2000 et 3000 CRS ont déposé un arrêt maladie, a appris BFMTV de source syndicale. Créée dans les années 1960, cette prime fait l'objet d'une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

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