Alain Juppé souhaite que ses idées perdurent au sein des Républicains

27 Août, 2017, 01:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Alain Juppé lors d'un conférence de presse à Bordeaux le 6 mars 2017

Alors qu'il réunit ce week-end ses partisans à Bordeaux, Alain Juppé place doucement mais sûrement ses pions en vue de l'élection à venir à la présidence des Républicains.

S'il reconnaît des "points de convergence" avec Emmanuel Macron et le gouvernement d'Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre ne mâche pas ses mots. D'autant que Matignon est désormais dirigé par un de ses plus fidèles soutiens: Edouard Philippe, ex-maire du Havre. Hier, dans une interview à "Sud Ouest ", l'ancien candidat à la primaire de la droite n'a pas été tendre avec le chef de l'Etat: "Je ne sais pas ce que c'est, le macronisme". Dire qu'on veut faire de la politique autrement, ça me fait bien rigoler. "Ça fait quarante ans que je l'entends dire".

Au final, le bilan qu'il tire des premiers jours d'Emmanuel Macron à l'Elysée est "contrasté", explique Alain Juppé. La campagne de la primaire a créé des liens très étroits entre nous.

"Le maire de Bordeaux réunit ses soutiens et explique dans un entretien à " Sud Ouest " vouloir réaffirmer une " certaine conception de la droite ". Une présidence qui pour l'instant, selon lui, donne trop dans la communication. Les vrais problèmes sont ailleurs. "Voilà les priorités. Le reste, c'est de la mousse", tranche le fondateur de l'UMP. "L'image de la France s'est améliorée incontestablement". Cependant, sa politique nationale ne l'enchante guère. "Il y a un grand flou artistique sur le budget 2018", a-t-il déploré alors que le gouvernement s'apprête à faire sa rentrée. Comment promettre à nos armées 2 % du PIB et en même temps leur retirer plus de 700 millions d'euros dès cette année? ", interroge-t-il par ailleurs".

Après la critique, par François Hollande, de la politique économique d'Emmanuel Macron, place aux remarques d'Alain Juppé sur sa stratégie de communication. Si j'avais dit: 'Je suis Jupiter', j'en aurais pris plein la gueule... Ils devraient être entre 30 et 40 à répondre à l'appel du maire de Bordeaux, parmi lesquels l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, et les anciens ministres Dominique Bussereau et Benoist Apparu. Il a toutefois récusé l'idée de " rentrée politique ", insistant sur sa volonté de ne pas se " relancer dans l'arène politique nationale ".

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