Centrafrique : Guterres prévient contre le risque d'un nouveau conflit

31 Juillet, 2017, 00:47 | Auteur: Lynn Cook
  • Scène de la vie quotidienne des réfugiés à Bangassou en République centrafricaine, mai 2017

La MINUSCA a, quant à elle, exprimé toute sa solidarité et tout son soutien au contingent marocain déployé à Bangassou.

Le Secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a présenté mercredi ses condoléances au Maroc suite au décès, mardi, de deux militaires du contingent des Forces Armées Royales (FAR) de la Mission Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans une attaque par un groupe armé anti-Balaka contre un camion-citerne des FAR aux alentours de Bangassou.

Un regain de violences en République centrafricaine, marqué notamment par la mort de neuf Casques bleus, cette année, risque d'effacer des années d'efforts pour restaurer une fragile stabilité, a prévenu, hier, le secrétaire général des Nations unies. "Ces soldats de la paix du contingent marocain ont été tués dans une embuscade tendue par des présumés anti-Balaka tandis qu'un autre soldat de la paix a été légèrement blessé", a expliqué Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission de l'ONU en Centrafrique.

Trois autres militaires de ladite patrouille ont été également blessés dans cette attaque.

Dans la même veine, les membres de l'instance exécutive des Nations unies ont condamné, dans les termes les plus forts, toutes les attaques et provocations perpétrées contre la MINUSCA par les groupes armés.

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a condamné fermement, dans un communiqué, ces incidents "qui surviennent alors que la communauté humanitaire essaie toujours tant bien que mal de répondre aux besoins créés par l'attaque du 13 mai 2017 et dont Bangassou se remet à peine ".

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